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29 févr. 2012

Star Trek : Nemesis


Dernier film mettant en scène l'équipage de Picard avant le récent reboot d'Abrams, Nemesis connait, encore aujourd'hui, des avis très partagés de la part des trekkies. Haine, incompréhension, amour, raillerie, variés sont les sentiments que procure ce film auprès des fans, quand ce ne sont pas des critiques quant au canon trekkien (certaines ne sont d'ailleurs pas dénuées de sens). Mais j'éviterai (sauf en commentaires) de développer ici les querelles techniques.

Je vous épargnerai ainsi 20 lignes minimum d'arguments et de contre-arguments (que vous pourrez retrouver, si ça vous intéresse, dans nombre de forum) mais, au risque de faire râler les puristes, Nemesis est sans doute le plus cinématographique des quatre film mettant en scène la next generation.

Enfin, on peut enfin se dire que l'on a ici à faire avec un film (mis à part la séquence un peu kitsch du mariage, au début), et les moyens qui vont avec, et non un téléfilm haut de gamme, ou un épisode rallongé. Nemesis a de la gueule, ne serait-ce que visuellement (on partait de très bas avec Insurrection). Et le scénario possède tous les éléments de tension, de doutes, d'initiatives et d'héroïsme, cette flamboyance, ce souffle épique qui faisaient parfois ou souvent défaut sur les précédents. Et mise à part la Reine Borg qui faisait exception dans Premier Contact (et Data était plus concerné que Picard), enfin Picard a un adversaire à sa hauteur, torturé et mégalomane (excellent Tom Hardy, futur Bane du Dark Knight Rises).

Alors oui, quand on est trekkie, on tique sur tel ou tel point. Mais moi j'ai été enfin emballé du début jusqu'à la fin par un film qui implique le Picard's crew. Et je dis bien jusqu'à la fin qui, si elle fait évidement plus que penser (et on peut aisément rapprocher Nemesis et la Colère de Khan) à la mort de Spock dans le deuxième, est celle qui fallait à cet équipage : un chant du cygne doux-amer, pourtant toujours et à jamais tourné vers là où l'homme n'a jamais été auparavant.

Des quatre derniers films, Nemesis est le seul qui ressemble de bout en bout à un film, et le seul qui ressemble à ce que j'attends d'un film Star Trek. Et tant pis pour les puristes.

28 févr. 2012

Star Trek : Insurrection


Que tous ceux qui conspuent L'Ultime Frontière, soi-disant le pire de tous les films Star Trek, jettent un œil à celui-ci. Si jusqu'à maintenant, l'équipage du Commandant Picard n'a pas ébloui le cinéma de sa présence, on se demande bien ici ce qui a motivé un tel film, et si surtout les auteurs se sont rendu compte du résultat final.

Effets spéciaux catastrophiques (affreuses séquences spatiales), méchant ridicule, intrigue qui aurait pu passer sur 40 minutes mais se délite sur la longueur d'un film, et toujours les mêmes personnages mis en avant. Pourtant, faire un film sur la prime directive (directive, dans l'univers de Star Trek, qui empêche tout contact et toute interférence avec une civilisation n'ayant pas encore un niveau technologique lui permettant le voyage en vitesse de distorsion, c'est à dire plus vite que la lumière) aurait pu donner quelque chose de fort. Mais là, non, rien, juste un ennui profond et une laideur visuelle (jusqu'à l'affiche) même pas digne de la série.

A éviter ou à oublier, je vous laisse le choix.

27 févr. 2012

Star Trek : Premier Contact


Pas le plus mauvais des Star Trek version Picard et consorts, on a du mal, tout de même, à être emballé tout au long du film. Scénario qui rappelle (un peu) le Retour sur Terre de Kirk et Spock, ne serait-ce que par le voyage dans le temps nécessaire pour sauver le monde, Premier Contact montre aussi que Moore, Braga et Berman, talentueux sur la série, n'ont jamais vraiment su la développer au cinéma. Peut-être n'était-elle d'ailleurs pas adaptable au cinéma ? En tout cas, les ficelles scénaristiques, présentes sur Générations et qui se maintiendront jusqu'à Nemesis, nous font parfois regretter leurs glorieux aînés : beaucoup (trop ?) de référence à la série, Picard reste systématiquement le héros du film, Data est le second mieux loti et les autres se partagent les miettes du scénario.

Même si ici, ces éléments se tiennent, et particulièrement de par le conflit et la haine de Picard envers les Borgs. Et ce sont d'ailleurs eux qui relèvent amplement le niveau et l'intérêt général du film, avec leur prise de pouvoir de l'Entreprise. Entre une Reine Borg (Alice Krige au top) particulièrement réussie et un Data plus que troublé (leur duo nous fait d'ailleurs nous demander si les androïdes rêvent de pin-up électriques...), ils écrasent l'intrigue terrienne un peu plan-plan.

Bien que les effets spéciaux soient réussis et la réalisation sérieuse, on a du mal à se dire qu'il y a ici plus qu'un téléfilm de luxe ou une honnête série B. Seul l'amateur de la saga, connaissant plutôt bien la série, peut y trouver un peu son compte, et sa dose de Borgs. Les autres s'en ficheront autant qu'un Klingon se fiche de la Petite Maison dans la Prairie.

20 févr. 2012

Star Trek Generations


Six mois après la fin de la série Star Trek - The Next Generation sortait ce film, ayant pour objectif de poursuivre la saga Star Trek au cinéma avec la nouvelle équipe (qui en sept saisons avait réussi à trouver son public) tout en offrant à Shatner un dernier baroud d'honneur.

Sauf qu'en voulant absolument faire se réunir les deux capitaines, on en a oublié un peu Star Trek, Generations faisant la part belle à Picard et laissant des miettes au reste de l'équipage, quasi inexistant, et venu gratter à peu de frais un joli cachet. Une sous-intrigue sur Data et son éternelle recherche d'humanité peine à démontrer son utilité dans l'histoire, histoire qui elle-même patine largement, ne trouvant jamais le bon angle tout en essayant de flatter le trekkie avec quelques klingons et des références à la série.

Avec le potentiel du Nexus (un lieu où seul le bonheur compte et où le temps n'existe plus) largement sous exploité, des bonnes idées qui ne mènent pas à grand chose (l'espionnage via le viseur de LaForge) et un Malcom McDowell qui cabotine en méchant, il ne nous reste plus grand chose à nous mettre sous la dent, si ce n'est une intro très proche des longs-métrages précédents, avec un Kirk ne supportant pas sa retraite, et des effets spéciaux pas ridicule dont un impressionnant atterrissage de la soucoupe de l'Entreprise.

Au final, Star Trek Generations apparaît plus comme un bien ennuyeux téléfilm, à peine digne de la seconde série et loin aussi d'une bonne partie des précédents films. Largement oubliable en tout cas pour ce qui concerne la saga Star Trek au cinéma.

7 oct. 2011

Star Trek VI - Terre Inconnue


Dernier film de la saga avec l'ensemble de l'équipe originale, il sera aussi le dernier film que le créateur de Star Trek, Gene Rodenberry, verra de son vivant.

En tout point, ce sixième volet marque la fin d'une époque. Tout d'abord, il ne fait que peu de mystère quant au fait que plus jamais on ne verra Spock, McCoy, Kirk et les autres réunis sur grand écran, sous les traits de leurs interprètes originaux. Ensuite, l'intrigue est clairement orientée vers cet état de fait : la paix entre Klingons et Fédération est un tournant et ce tournant n'est pas du goût d'une vieille garde qui s'était bien arrangé de cet état de guerre larvée. Enfin, tout cela ne vous rappe-t-il pas quelque chose ? Nous sommes en 1991, à la sortie de ce sixième volet : chute du mur, fin du bloc soviétique et du grand ennemi à haïr, tournant de l'Histoire. Car tout cela est en toile de fond, et a toujours marqué la mouture originale de Star Trek, plus ou moins.

Star Trek VI - Terre Inconnue clôt avec un certain talent (encore Nicholas Meyer au scénario et derrière la caméra) ce premier âge de Star Trek sur grand écran. Il y insuffle à la fois une noirceur et une violence (l'attentat sur le vaisseau klingon) rarement vus dans un Star Trek jusqu'à maintenant, tout en créant cette petite lumière d'espoir au bout du tunnel. Loin de faire des klingons des guerriers uniquement mus par la soif de combattre, il donne même une vision de la Fédération plus proche du panier de crabe belliciste que d'un club de centristes pacifistes. Le film est proche d'un bon polar, rythmé, tendu, visuellement réussi (ça sent l'avénement des CGI, mais ça reste propre et pas ridicule) mais garde l'humour et les liens entre les personnages. Et surtout, il ne rate pas, dans la chronologie Star Trek, l'arrivée des Accords de Khitomer, évenement majeur dans l'univers Star Trek dont les conséquences sont régulièrement exploitées dans les séries The Next Generation, Deep Space 9 et Voyager.

Coté casting et surtout pour l'anecdote, la superbe Mme Bowie, Iman, nous rappelle à son bon souvenir et les fans comme moi auront la chance d'apercevoir le grand-père de Worf en avocat de la défense, incarné par Michael Dorn, c'est à dire Worf dans The Next Generation et Deep Space 9. Enfin, saluons la fugace apparition de Christian Slater en homme d'équipage.

Star Trek VI - Terre Inconnue clôt donc avec sérieux 25 ans de Star Trek première version, et je me dis que ces 6 premiers films, parfois raillés ou moqués, m'ont démontré que Kirk, Spock, McCoy et les autres n'avaient pas été si ridicules que ça au cinéma (et je n'avais pas de bons a priori sur les films Star Trek). Sous l'impulsion en particulier de Nicholas Meyer ou de Leonard Nimoy (aussi à l'origine de l'histoire de ce film-ci), Star Trek a gagné honorablement (ne serait-ce que par les fameux films pairs) sa place dans les sagas de science-fiction sur grand écran. Cet équipe de l'Entreprise a eu de la chance, car pas sûr que l'équipe suivante (Picard, Data, Riker et consorts...) soit aussi vernie...

22 sept. 2011

Star Trek V - L'Ultime Frontière


Ai-je vu le même film qu'un paquet de gens qui n'hésite pas à faire de ce cinquième volet le pire (ou presque) de tous (les Razzies l'avaient à l'époque sévèrement récompensé) ?

Si William Shatner, cette fois-ci à la réalisation, n'a pas eu vraiment les coudées franches sur cet opus (importante réduction de budget, entre autre, et une expérience loin de lui avoir laissé d'excellents souvenirs), il est loin de nous avoir troussé le pire de tous.

Son vrai point faible n'est autre que ses effets visuels, largement en dessous des précédents, faute à une enveloppe à la hauteur des ambitions, que ce soit dans l'espace ou dans la malheureuse séquence où Kirk est sensé escaladé une voie plutôt raide du Yosemite National Park. Entre la différence flagrante entre la doublure et Shatner (devinez qui n'a pas de bidoche...) et l'arrivée de Spock plutôt gadget (et la chute qui s'en suit), on peut se demander légitimement si la poursuite du visionnage a un quelconque intérêt. Je passerai aussi sur l'aspect très "cantina de Mos Esley" du rade de Paradise City et la "danse " d'Uhura, qui n'aident pas vraiment le film à être pris au sérieux.

Et à la question précédemment posé (stop ou encore ?), étonnement, la réponse est oui. Grâce à nouveau à un trio Kirk-Spock-McCoy au sommet de sa forme, le film arrive à tenir la route, dans ce film un peu plus métaphysique que les autres. Avec un semi-méchant, Sybok, entre Luther King et Jim Jones, mais aussi beaucoup d'humour et quelques séquences vraiment réussies (l'intro dans le désert, les scènes de camping, McCoy qui revit la mort de son père) et le retour derrière le pupitre de Jerry Goldsmith, difficile ainsi de croire que j'ai pu voir le nanar tant annoncé, qui reprend en plus l'idée de cette barrière galactique du fameux épisode Where No Man Has Gone Before (ST : TOS s1 ép.3).

Et contrairement au résumé qu'on en fait souvent, Kirk ne part pas à la recherche de Dieu, car il est profondément athée. Mais ouvert et surtout d'un curiosité insatiable, il laisse Sybok aller au bout de sa quête, et c'est même le doute de Kirk qui ouvrira les yeux à tous. Alors, plutôt qu' une recherche de Dieu, c'est cette soif insatiable de savoir qu'a l'homme qui est au cœur de cet opus, mais aussi de l'univers Star Trek, en particulier de la série originale.

Alors pour moi, sans valoir les II et IV, cet épisode de la saga est un bon épisode, pas sans défauts, mais avec suffisamment de qualité pour être regardé avec un certain plaisir.

20 sept. 2011

Star Trek IV - Retour sur Terre


Voilà donc le fameux "Star Trek à la baleine", dont mes souvenirs flous m'avaient éloignés, en me laissant un goût de nanar au fond de la mémoire. Les souvenirs ne sont que de sales traîtres.

Si Wrath of Kahn nous proposait un grand Star Trek côté aventure, risques et combat d'un équipage contre la folie destructrice d'un tyran, voici le film qui nous propose la deuxième facette de ce qu'est Star Trek : l'aventure humaine par l'utopie d'un monde meilleur. De fait, pas de méchants, pas non plus de violence (pas un seul tir d'arme dans ce film). Et un film étonnant au final, par son humour (Spock s'acclimatant au 20ème siècle, ou Chekov demandant tout naturellement où sont entreposés les navires nucléaires de l'US Navy...) jamais ridicule et la force des relations entre les personnages, et tout particulièrement le trio Kirk-Spock-McCoy, épine dorsale du film. Son sujet, étonnamment écolo pas gnan-gnan mais dans la droite ligne du canon établi par Gene Rodenberry, détonne aussi dans le paysage reaganien des blockbusters 80's plus tourné vers Top Gun et Rocky IV (sortis eux aussi en 1986). La réalisation de Nimoy est impeccable, le scénario tout autant (Nicholas Meyer, une seconde fois, qui le dénominateur commun et le pourquoi de la réussite des films pairs de la saga entre le I et le VI).

Et si l'on ne voit qu'à la fin la silhouette de l'Entreprise, peu importe. Le film démontre que Star Trek, c'est aussi autre chose que l'espace, cette ultime frontière, et le résultat ne prend pas une ride. Il en est même plus que jamais actuel, dans notre monde que nous laissons mourir à petit feu. Ainsi se clôture avec classe la trilogie Star Trek II - III - IV, aux (un peu plus que) deux tiers amplement réussis, non seulement dans le cadre strict de l'univers trekkien, mais surtout en terme de cinéma de science-fiction et de cinéma, tout simplement.

17 sept. 2011

Star Trek III - A La Recherche de Spock


Il est, paraît-il, une malédiction qui pèse sur certains films, ceux au chiffre impair plus exactement, de la saga Star Trek. Il semblerait ainsi que tous les films impairs soient ratés, mauvais, à chier...

Relativisons de suite cette idée presque reçue. Le premier, par exemple, n'est pas mauvais, c'est juste beaucoup plus un film de techniciens (Wise, mais surtout Trumbull - 2001, ça parle à quelqu'un ? - et Dykstra - fondateur d'ILM et grand artisan du succés visuel de Star Wars -) qui ont oublié qu'un scénario c'était bien et que Star Trek ce n'était pas juste un vaisseau dans l'espace.

Et ce troisième alors ? Pour son premier passage derrière la caméra, Leonard Nimoy (éternellement Spock, quasiment absent de ce film, il ne souhaitait d'ailleurs pas rempiler, un peu fatigué par le costume du vulcain) hérite d'un concept alléchant (Spock, mort, revient à la vie sous l'influence de l'évolution de la planète Genesis. Ses funérailles hors de Vulcain provoque parallèlement l'arrivée de Sarek, son père, qui reclame la restitution du corps sur Vulcain pour finalisés les funérailles façon vulcaines) avec enfin l'apparition des klingons en méchants.

Mais malgré tout cela, on s'ennuie copieusement, la confrontation avec les klingons ne tenant pas vraiment ses promesses (et Christopher Lloyd, le fameux Doc de Retour vers le Futur, ne fait pas un excellent super-vilain klingon). D'ailleurs on a même du mal à voir l'intérêt de la présence de ceux-ci et leur motivation, serait-ce plutôt les réminiscences de la guerre froide, au beau milieu de ces 80's, qui les fait être dans ce film ? On a ainsi l'impression de voir un téléfilm, voire un épisode de la série avec un chouïa plus de moyens, étiré sur 1h30. Bref, un scénario qui manque un peu d'ambition, dans ce qui se voulait une trilogie interne (les films 2, 3 et 4 se suivent). La faiblesse de son deuxième volet fait ainsi retomber le soufflet, et l'on redoute de fait la suite.

Mais je ne parlerai pas de navet ou de ratage complet. Visuellement, ça reste largement regardable et le film est techniquement loin d'être risible. Deux ou trois bonnes idées également, celle de la fusion de l'esprit de Spock avec celui de McCoy, personnages antagonistes au possible et celle de faire de l'équipage de l'Entreprise des renégats de la Fédération. Enfin, les 20 dernières minutes rattrapent la mollesse du reste du film avec les retrouvailles entre un Spock sans esprit et l'équipage, en particulier Kirk. Le cérémonial vulcain, la réapparition de Spock, retrouvant peu à peu son esprit, et la perspective d'un retour sur Terre en Oiseau de Proie klingon, amènent de belles émotions et du souffle à ce film qui en manque cruellement.

Pas le meilleur de tous c'est sûr, surtout quand on vient juste derrière un très grand Star Trek II, mais loin d'être l'un de ces ratages au chiffre impair. Comme le premier volet, mais pour d'autres raisons, un bon scénario manque juste à l'appel.

31 août 2011

Star Trek II - La Colère de Khan


A part le récent reboot de JJ Abrams, voilà LE film de la saga que je conseillerais à quiconque me demanderait un film Star Trek à regarder.

Seul film sur les onze existants actuellement à reprendre une situation (James Horner reprend aussi le thème original de la série) et un personnage, Khan, issus de la série (Space Seed, Star Trek, s.1 ép. 23, un des tous meilleurs de cette saison d'ailleurs), il n'est cependant pas utile d'être fin connaisseur pour comprendre les enjeux de la folle colère et de la vengeance destructrice de Khan (impeccable Ricardo Montalban, qui reprend là, et ce n'est pas la moindre qualité du film, le rôle qu'il endossa dans la série plus de 15 ans auparavant).

Rythmé, tendu, visuellement impeccable, on prend aussi plaisir à retrouver enfin (le précédent film avait un laisser tout ça de coté) les relations entre les personnages, et surtout entre Kirk et Spock (les larmes de Kirk...). Et l'on s'amusera aussi du running gag du film sur l'âge des personnages, les petites vacheries entre la nécessité de Kirk d'avoir des lunettes et le coté "un peu vieux pour ces conneries". On regrettera juste une traduction française quelque peu hasardeuse, ne serait-ce que pour le sir (désignant un officier supérieur) traduit en monsieur (même pour ces dames) et l'étonnant "klingonnais" alors que klingon était bien suffisant et adopté depuis bien longtemps. Mais je pinaille un peu, non ?

Enfin, et surtout, voilà un vrai bon film d'action et de SF, une vraie réussite qui subit peu l'outrage des années. Et peut-être, avec le Abrams, LE film Star Trek que les trekkies peuvent brandir à ceux qui les (nous...) charrient avec "celui avec la baleine" (mais ils n'ont pas tort non plus, les films n'étant pas la plus grande réussite de l'univers trekkien).

30 août 2011

Star Trek, le film


Mis en chantier par la Paramount qui préférait relancer la saga au cinéma (le space-opera, sous l'influence du succés de Star Wars, et la SF connaissaient alors un bel âge d'or sur grand écran) plutôt qu'à la télévision (le projet Star Trek Phase II fut ainsi mis au placard, ou presque), le but était alors d'en mettre plein les yeux, de montrer le budget (énorme pour l'époque : 46 millions de $) à l'écran. Quitte à en oublier un peu le matériau de base.

Car ne vous attendez pas aux couleurs pop, aux décors cartons pâtes et aux ciels étranges et psychédéliques. N'essayez pas de chercher les charmes troublants du bikini d'une danseuse exotique et extraterrestre. Les pyjamas sont beiges, blancs, marrons, le sérieux est de mise. Même Kirk n'est plus cet indécrottable mâle charmeur. Ce sera plutôt le futur pasteur père de famille la morale et pénible de Seventh Heaven (Stephen Collins, déjà un peu tête à claques à l'époque) qui emballera la jolie donzelle au crâne rasé. Tout laisse aussi à penser que Robert Wise (dont la filmo force tout de même le respect), en fin de carrière (il ne réalisera plus grand chose après celui-ci), a profité du budget alloué pour se faire son 2001 à lui, car longue et nombreuses sont les séquences contemplatives de l'espace et du vaisseau. Et il faut bien attendre 45 bonnes minutes avant qu'il ne se passe un peu quelque chose.

Mais le Trekkie que je suis ne peut pas totalement bouder son plaisir. Tout d'abord visuellement, il a très bien vieilli et les séquences spatiales sont tout ce que l'on rêve de voir dans un space-opera. La musique de Jerry Goldsmith qui supporte ces scènes reste encore aujourd'hui une référence, ne serait-ce que par le thème, repris par la série Star Trek : The Next Generation. Enfin, louable est la tentative de faire un méchant (l'étrange et dévorante entité V'ger) pas si... méchant, plutôt que de se lancer dans une confrontation avec d'éventuels klingons ou romuliens, ce qui n'aurait pas été tout à fait dans l'esprit Star Trek. Enfin, et ce n'est pas rien, l'Entreprise a enfin de la gueule.

Alors oui, ce n'est pas l'épisode le plus excitant ou le plus réussi. Mais ce n'est pas le plus honteux (Insurrection est, dans mon souvenir, peut-être le pire de tous). Difficile pourtant de le conseiller à tous, à moins que vous soyez peut-être un/une amoureux(se) transi de space-opera ou un/une indécrottable trekkie.

18 août 2010

Star Trek The Next Generation, saison 5


Difficile de ne pas répéter ce que j'ai déjà écrit pour les saisons précédentes, particulièrement pour la troisième et la quatrième, tant la qualité de la série et le niveau de la plupart des épisodes restent élevés. Et si nous restons bien dans l'univers Star Trek, cette petite soeur qu'est TNG ne doit désormais plus grand chose à la série originale, si ce n'est bien évidemment son univers immense.

Le cliffhanger final de la saison 4 (Redemption I, s. 4 ép. 26) trouve sa conclusion avec Redemption II (ép.1), où le complot romulien visant à profiter de la fragilité du pouvoir klingon à la limite de la guerre civile se confirme et devient plus pressant. Sans tout dévoiler, l'épisode nous renvoie également à des événements alter-temporels survenus lors de la saison 3 (Yesterday's Entreprise, s.3 ép. 15). Excellent double épisode au demeurant, en partie grâce à la meilleure connaissance des us et coutumes klingonnes que donne cette épisode, il est cependant largement supplanté par l'exceptionnel (au niveau d'un Best Of Both Worlds, s.3 ép. 26 et s.4 ép. 1) double épisode Reunification (ép. 7 et 8), exceptionnel à plus d'un titre. Tout d'abord, son lieu d'action est essentiellement romulien (alors que les vaisseaux sont connus, Romulus est elle une quasi énigme pour nous spectateur). Ensuite, la présence de Spock en fait forcément quelque chose d'un peu spécial. Si ST-TNG n'a jamais spécialement cité son illustre ainée, c'est la première fois que la filiation se fait à l'écran. De plus, du point de vue de la mythologie trekienne, les conséquences de ce qui se déroule et se trame dans ce double épisode vont aller jusqu'au récent Star Trek de JJ Abrams. Une telle cohérence impose le respect. Enfin, cet épisode nous dépeint la société romulienne et nous démontre sa complexité, loin de l'image véhiculée jusque là de conquérants insatiables, intrigants et sournois.

L'autre épisode absolument incontournable met en scène les borgs (I, Borg, ép. 23). Ou devrais-je dire un borg, échoué sur une planète, que l'équipage récupère pour études. Ce borg, au contact de l'Enterprise (rappelons que les borgs ne sont rien seuls et que la notion d'individu ne veut rien dire, seul compte le Collectif), va découvrir justement la notion d'individu, au contact entre autre de Geordi et de Data. Prévoyant tout d'abord de l'utiliser en vue d'infliger un coup fatal au Collectif, menaçant toujours plus l'intégrité des quadrants alpha et beta (1 quadrant est un secteur de la galaxie), vivre au contact de ce borg s'initiant peu à peu au jeu de l'individualité va peu à peu poser des problèmes d'éthique.

Dans cette antépénultième saison de ST-TNG, on retrouvera également quelques seconds rôles récurrents comme l'enseigne bajorane Ro Laren, Guinan jouée par Wooppi Goldberg, O'Brien au téléporteur, quelques apparitions de Wesley Crusher ou la toujours flamboyante Lwaxana Troi. On trouve aussi quelques guest star comme la jolie Ashley Judd (vue dans Heat ou le Collectionneur) dans une version d'Invasion of the Bosysnatchers (The Game, ép. 6) et surtout la bombe Famke Janssen (Goldeneye, Jean Grey dans X-Men ou plus récemment dans Nip/Tuck saison 2), promise au mariage forcé pour question de paix (The Perfect Mate, ép. 21). Seul Q n'apparaît jamais dans cette saison, alors que toutes les autres ont au moins une fois leur Qpisode.

Coté créatures étranges, confrontations culturelles, dilemmes éthiques et même amoureux (The Outcast, ép. 17, qui évoque avec finesse, car nous ne sommes qu'en 92, l'homosexualité), cette saison est ainsi riche en aventures variées et grisantes. Rares sont les épisodes vraiment ennuyeux (il y en a surement un ou deux, mais j'ai omis de les noter) et l'épisode final (Time's Arrow, ép. 26), dont la conclusion ouvre la sixième saison, est lui trekien en diable : découverte du cadavre (en tout cas sa tête) de Data, déphasage de l'espace, retour vers le XIXème siècle en compagnie de Mark Twain (Jerry Hardin, inoubliable Gorge Profonde dans X-Files, est plus vrai que nature), complot extraterrestre et une Guinan qui en sait bien plus que ce qu'elle veut bien en dire...

A très vite pour la sixième. Live long and prosper, to all !

10 janv. 2010

Star Trek The Next Generation, saison 4


La saison 4 de ST-TNG s'ouvre sur la conclusion (The Best of Both Worlds II, ép. 1) du terrible cliffhanger (le premier de la série, je le rappelle) du dernier épisode de la 3ème saison, où Picard, désormais assimilé et se présentant comme Locutus of the Borg, est à deux doigts de permettre aux Borgs d'assimiler l'humanité.

Après ces événements, l'équipage s'offre une pause famille (Family, ép. 2), où l'on rencontre pour la première fois les parents adoptifs de Worf et, à croire que les questions familiales de l'équipage taraudaient les scénaristes, s'en suit également dès l'épisode suivant (Brothers, ép. 3) pour Data des retrouvailles familiales, plus mouvementées cependant. Enfin, pour la famille Crusher, le temps de la séparation est arrivé et Wesley entre (certains ajouteraient enfin !, ce personnage étant plutôt mal aimé de par sa tête de premier de la classe, il est à mes yeux plus attachant et pas si horripilant que ça) à Starfleet Academy (Remeber Me, ép. 5).

Les questions familiales vont encore se poursuivre pour les deux épisodes suivants, où l'on rencontrera (Heritage, ép. 6) la soeur de Tasha Yar (personnage attachant de la première saison) et où Worf va se découvrir père (Reunion, ép. 7). Dans cette épisode apparaît pour la seconde et dernière fois le personnage de K'Ehleyr, mi-klingonne mi-humaine, grand amour de Worf, personnalité flamboyante, passionnée et indépendante, l'un des personnages secondaires les plus intéressants de ces 4 premières saisons.

Une fois n'est pas coutume, cette saison offre son lot de questionnements autour des premiers contacts (First Contact, ép. 15 ou même Galaxy's Child, ép. 16), de paradoxes temporels (Future Imperfect, ép. 8) et de mystères galactiques (Night Terrors, ép. 17). Le personnage de l'androïde Data permet également aux scénaristes quelques épisodes décalés (Data's Day, ép. 11, et In Theory, ép. 25, où Data essaye de découvrir l'amour), de même que les déormais traditionnelles apparitions de Lwaxana Troi (Half a Life, ép. 22, épisode qui offre également une profondeur au personnage et de beaux moments d'émotion) et de Q (Qpid, ép. 20, occasion également de revoir Vash, rare et délicieuse conquète de Picard, rencontrée lors de la précédente saison dans l'épisode Captain's Holiday, S3 ép. 19). A noter la petite référence à 2001 : A Space Odyssey de Kubrick dans l'épisode To The Nth Degree, ép. 19 (deuxième épisode de la série à mettre en lumière le personnage de Reginald Barclay, voir saison 3 ép. 21, personnage qui prendra son importance dans la série Star Trek : Voyager).

Il me semble que le duo Berman-Piller qui a pris les rennes au cours de la 3ème saison teste et introduit quelques éléments de la future (à l'époque) troisième série Deep Space Nine (développée en 1991, elle débutera en 1993, nous sommes encore qu'en 1990 au moment de la 4ème saison de ST-TNG), en donnant plus d'importance à Miles O'Brien (qui sera un des personnages principaux de cette troisième série), en le faisant se marier et en introduisant pour la première fois les Trills dans The Host, ép. 23 (l'un des personnage principal de ST-DS9 est trill). Le fils de Worf, Alexander, sera également l'un des personnages récurrent de ST-DS9.

Excellente au deumeurant, la quatrième saison marque définitivement l'entrée de Star Trek dans les séries modernes (décalages, humour, récurrences d'éléments passés, évolution des personnages, et même un baiser entre deux femmes...) et donne une continuité à sa propre mythologie définitivement grisante et addictive. Visuellement, la série s'affine toujours plus, offrant de belles séquences spatiales, de moins en moins répétitives à la différence des deux premières saisons, et des maquillages toujours plus réalistes. Ajoutez-y enfin pour relever le tout, en fin de saison, un complot romulien insidueux et vous aurez une saison de grande qualité. Ce complot prend sa source dans l'épisode The Mind's Eye, ép. 24, sorte de candidat mandchou plutôt efficace, dont les enjeux apparaitront clairement dans l'épisode final de cette saison (Redemption I, ép. 26), qui saura offrir un long panorama des us et coutumes klingonnes (l'essentiel de l'intrigue se déroulant sur Qo'noS, planète mère des Klingons) et surtout, dans ses dernières secondes, une drôle de surprise.

(pour retrouver mes comentaires sur les précédentes saisons, il suffit désormais de cliquer sur le libéllé tng, pour The Next Generation)

11 nov. 2009

Star Trek The Next Generation - Saison 3

La troisième saison de ST-TNG est le véritable tournant, à tous points de vue, de la série. Il faut tout d'abord savoir qu'elle sera la dernière saison chaperonnée, du moins en partie, par le créateur de l'univers Star Trek, Gene Rodenberry. En effet, sa santé autant physique que psychologique va considérablement décliner en 1990 et il va ainsi donner les pleins pouvoirs sur la série au duo Michael Piller et Rick Berman au cours de la saison 3.

Ainsi, si les 12 premiers épisodes sont d'une bonne mais tout à fait classique facture trekienne, la série effectue, sous l'impulsion du duo précédement cité et de scénaristes tel Ronald D. Moore (re-créateur, 10 ans plus tard, de Battlestar Galactica), un bon qualitatif frappant dès le Q-épisode (Déja Q, ép. 13, il y a au moins un épisode par saison qui voit l'intrusion du personnage de Q). S'en suit un enchainement d'épisodes de haute volée, avec force paradoxes temporels (Yesterday's Entreprise, ép. 15), questions de conscience, même un épisode-procés où l'Holodeck prend comme rarement une importance capitale (A Matter of Perspective, ép. 14) mais aussi un épisode qui s'intéresse à un "sous-fifre" (Hollow Pursuits, ép. 21) qui devient le temps d'un épisode le personnage principal, grande première dans Star Trek, ou encore un autre où l'on découvre mieux les Ferengi (Ménage a Troi, ép. 24) et où la présence de Lwaxana Troi, mère de Deanna, offre (comme souvent) des moments délicieusement drôles. A noter aussi, l'épisode Sarek (ép. 23), où le père de Spock, à la santé chancelante, effectue son ultime mission diplomatique et où un mind meld entre lui et Picard va lui permettre d'exprimer, dans une scène vibrante, l'amour qu'il porte à Spock et qu'il n'a jamais pu s'autoriser à dire à cause de l'enfouissement des émotions innérent à tout vulcain.

Enfin, pour la première fois dans une série Star Trek, les spectateurs vont vivre un cliffhanger lors du dernier épisode de la saison. Le cliffhanger est ce procédé qui en fin de saison, permet de tenir en haleine le spectateur jusqu'à la saison suivante par une fin à suivre, et un suspens insoutenable. Avec The Best of Both Worlds Part.1 (ép. 26), on nous donne tout bonnement l'un des tous meilleurs épisodes de cette série, qui voit à la fois la menace Borg (voir saison 2) se préciser, les rôles se confirmer (Riker devient plus qu'un premier officier) et un certain Picard être plus que marqué par ce qui va se dérouler dans cette épisode. Il faut savoir d'ailleurs que ce double épisode va avoir ensuite son importance pour la suite de la série.

Question personnages, cette troisième saison marque le retour définitif (et sans transition aucune avec sa remplaçante de la seconde saison) du docteur Crusher, l'évolution de son fils Wesley qui devient un membre à part entière de l'équipage (et qui est, définitivement, sacrément moins tête à claque que dans mon souvenir) avec un grade d'enseigne (Ménage à Troi) et non plus un aspirant, un Data qui va rire (merveilleuse fin de Déjà Q). On y voit aussi plus régulièrement Miles O'Brien (qui sera l'un des personnages principaux de Deep Space 9) et les apparitions de Guinan (jouée par Whoopi Goldberg) font toujours mouche. Les amours y sont toujours rares et la seule idylle (William Riker et Deanna Troi) un peu plus "sérieuse" garde des contours plus que flous.

Visuellement, les CGI s'affinent et les séquences de transition se font moins répétitives. Certains matte paintings sont d'une beauté à couper le souffle, comme par exemple dans le dernier épisode de la saison, où l'équipe de reconnaissance est envoyé sur une planète dont les Borgs viennent de détruire la capitale : le paysage de désolation est visuellement très impressionnant.

Il y aura tout bonnement un avant et un après 3ème saison. Gene Rodenberry ne verra ainsi jamais la suite et les trois autres séries issues de l'univers qu'il a créé. Il a en revanche eu le nez particulièrement creu, en confiant à Berman et Piller la suite des opérations car ils vont, à partir de maintenant, emmener les séries Star Trek where no man has gone before...

(pour retrouver mes comentaires sur les précédentes saisons, il suffit désormais de cliquer sur le libéllé tng, pour The Next Generation)

6 août 2009

Star Trek - The Next Generation Saison 2

Une deuxième saison est un exercice parfois (souvent ?) périlleux, un peu comme un deuxième album d'un groupe dont le premier opus annonçait de glorieux lendemains musicaux.
Mais ceci n'est valable que pour les critiques rock et les séries post 2000's. Depuis 24, et plus encore avec les séries de JJ Abrams (Alias et Lost en tête), il faut commencer fort et aller dans un toujours plus, quitte à perdre tout intérêt la première saison écoulée façon Prison Break. En ce sens, beaucoup de nos séries actuelles, et malgré leurs grandes qualités, ressemblent à nos sociétés hyperconsommatrices, ne supportant pas une quelconque mise en place en douceur, ou un brin d'attente. Dans le contexte actuel, une série comme X-Files n'aurait pas tenue deux saisons.
La grande différence (était-ce aussi leur force) des séries avant l'an 2000 est le temps qu'elles avaient et qu'elles prenaient pour poser leur univers, leurs personnages, développer leusr thématiques et s'installer chez le téléspectateur. Toutes n'ont certes pas eu ce temps...

Mais ce n'est pas le cas de ST-TNG, et la deuxième saison est là pour nous le prouver. Elle s'inscrit clairement dans la veine et la dynamique de la première saison. La réorganisation de l'équipage est confirmée et pour cette saison (et uniquement cette saison), le Dr Crusher laisse sa place au Dr Pulaski, sorte de pendant féminin de McCoy de la série originale, qui va nouer une relation assez intéressante, dans plusieurs épisodes, avec Data. Celui-ci est d'ailleurs le personnage central d'un certain nombre d'épisodes, sa nature d'androïde étant source assez facilement de nombreux développements scénaristiques. L'un des plus notables (The Measure of a Man - épîsode 9) nous rejoue ainsi le procés de Valladolid : machine ou être vivant ?

Le sommet de cette saison est sans conteste Q Who ? (épisode 16), qui, au delà de la présence du meilleur guest de la série en la personne de Q, nous fait rencontrer pour la première fois, last but not least, les grands méchants (les meilleurs de tout Star Trek peut-être) de la série : les Borgs.

Tout comme dans la première saison, pas d'épisodes doubles ni de cliffhanger, mais à l'inverse dee la série originale, une volonté de continuité entre les saisons (d'anciens événements y sont ainsi régulièrement évoqué, chose inconnue ou presque dans la série originale). Ce qui va aussi provoquer la vraie tâche de cette deuxième saison : son épisode final (Shades of Gray - épisode 22). Sous prétexte d'un Riker à l'orée de son ultime voyage, cet épisode n'est qu'une compilation de séquences d'épisodes des deux premières saisons mettant en scène l'officier en second de l'USS-Enterprise 1701-D. Cet épisode montre surtout des scénaristes trop pressés d'aller en vacances, à moins que les Borgs n'aient bouffé tout le budget de fin de saison. C'est toujours décevant de finir une saison sur une telle faute de goût, mais l'avenir va nous montrer que c'est peut-être bien la dernière...

(à très vite pour la troisième, et pour la première, c'est ici...)

21 juil. 2009

Star Trek - The Next Generation Saison 1


Remettre en route une série mythique près de 20 ans après (nous sommes en 1987), alors même que celle-ci est poursuivi par une saga cinématographique aux succés et aux qualités variables, était un pari plutôt osé, surtout que les personnages de Kirk, Spock et consorts sont télévisuellement mythiques. Mais il semble que Gene Rodenberry, créateur de l'univers, avait plus d'un tour dans son sac.

Située près de 100 ans après la série originale, cette série va donc conter les aventures de l'équipage du vaisseau Entreprise, quatrième du nom (NCC 1701-D). Et dès le pilote nous changeons presque d'univers. D'un trio (Spock, Kirk, McCoy) quasi immuable, l'on passe à un équipage aux personnalités plus denses et, à coté du Capitaine Picard, d'autres personnages deviennent d'autant de personnages principaux, sans pour autant déroger au sacro-saint esprit d'équipage, car aussi héroïques que soient les actions des personnages, l'intérêt de l'équipage, du vaisseau et du respect de la Directive Première (l'interdiction d'ingérence dans les affaires des civilisations rencontrées) passent avant tout. Plutôt que de singer l'esprit et les rapports de la série originale, nous voilà donc avec une série vraiment originale qui va gagner rapidement son statut de pierre angulaire de l'univers Star Trek, au même titre que la série originale.

Visuellement parlant, la série vieillit bien et les CGI vont en s'améliorant. Le générique est visuellement très beau et nous fait survoler notre système solaire et le thème de la série entre en tête dès la première écoute. La première saison est scénaristiquement bonne, même si certains épisodes semblent (mais avec une certaine finesse) parfois être des redites de la série originale, cela semble plutôt évident, compte-tenue de la présence dans les scénaristes de vétérans (D.C. Fontana en tête) de la série originale (l'épisode 6, Where No One Has Gone Before, fait directement référence au troisième épisode de la première saisons de la série originale Where No Man Has Gone Before). Mais de nouveux scénaristes arrivent aussi, comme Tracy Tormé (qui créera quelques années plus tard Sliders, bonne série au deumeurant, mais à la dernière saison un peu ratée) et un solide réalisateur télé comme Rob Bowman (qui rejoindra X-Files quelques années plus tard pour en devenir également l'un des piliers). Déjà, des épisodes font mouche, entre autre dès que le personnage de Q (un extraterrestre multidimensionnel un peu barré) apparaît (dès le pilote d'ailleurs, et dans le 10ème épisode, Hide and Q) mais aussi un épisode où Data (excellent personnage au deumeurant, très bien écrit et interprété au poil par Brent Spiner) découvre son "frère" (Datalore, épisode 13) ou encore comment ne pas évoquer la mort d'un personnage principal (Tasha Yar, la responsable de la sécurité) avant même la fin de la saison (Skin of Evil, épisode 23). L'enterrement de ce personnage est par ailleurs un moment particulièrement émouvant. Cependant, les trois derniers épisodes sont plus quelconques et, s'ils ouvrent parfois des pistes (une conspiration au sein de la Fédération des Planètes Unies), dont je ne sais pas encore si elles vont êtres suivis par la suite, nous nous retrouvons un peu dans le même état d'esprit que la série original, quand les cliffhanger (fin de saison ouverte) n'existaient pas encore. Le dernier épisode est d'ailleurs loin d'être une réussite, malgré la présence des Romuliens et d'étranges disparitions d'avant-postes. Se greffe dessus des humains du 21ème siècle dont on ne voit guère l'intérêt de la présence dans cette épisode. Si je ne m'abuse, il faudra attendre la troisième saison pour voir arriver une fin de saison se terminant par un "à suivre".

Malgré ces petits bémols, la qualité est là, sans aucun doute. J'attends avec impatience la prochaine apparition de Q, et je vous donne rendez-vous pour la deuxième saison, que je viens d'entamer, dans quelques semaines. D'ici là, longue vie et prospérité...

19 juin 2009

Moi et les séries - 5ème partie : Star Trek ? Ah ouais, le gars avec les fausses oreilles...

Je vous l'ai déjà plus ou moins raconté dans les épisodes précédents de ma saga : Star Trek est une illumination tardive. Ado, en jeune addict de séries en tout genre, je refusais d'entendre du bien, même des films (faut dire qu'il y en a quand même qui ne sont pas terribles), d'une vieille série avec des mecs en pyjama, des maquillages grotesques, des effets spéciaux à ficelle et une naïveté jusque dans les couleurs du carton-pâte. Question SF et espace, je ne jurai que par Babylon 5, sombre, violente, politique, héroïque. Et dans le débat des séries spatiales à stations qui faisait rage à l'époque (DS9 VS B5), le vainqueur ne pouvait être que la station Babylon, cinquième du nom.

Soyons honnête : tout ça dans la plus profonde subjectivité et dans le plus grand refus de jeter ne serait-ce qu'un sourcil sur l'adversaire, juste histoire de voir si c'est si craignos que ça en a l'air. On est con à 16 ans, et pour des tas de choses bien plus sérieuses que les séries.

Le déclic est venu justement de Deep Space 9, troisième série portant la mention Star Trek à avoir été mise à l'antenne. Là où Babylon est une station cosmopolite tentant de faire le pont entre des peuples n'ayant pour seul point commun que le voyage spatial, DS9 est une station qui l'objectif d'être ce qu'est Babylon. Mais on en est loin, car le lieu, avant sa reprise par la Fédération, est déjà chargé d'une histoire bien lourde. En effet elle est proche d'une planête, Bajor, qui vient de se sortir du joug cardassien et donc en pleine reconstruction. La Fédération prend donc le contrôle de cette station, devant faire le tampon entre les aspirations d'un peuple qui retrouve la liberté, les anciens geoliers dont l'empire tombe en décrépitude, les vengeances, la justice, les autres peuples et une menace qui va très vite se profiler.

En plein 90's, cette série sonne on ne peut plus actuel, après la chute du mur et l'éclatement des Balkans. Et je découvre un univers loin d'être aussi naïf et premier degré que j'aurai pu le croire, une acuité que je ne soupçonnais pas, et de l'humour ! Et aussi des jolies filles...

Et c'est l'enchaînement. Je m'intéresse de fait à la précédente série, The Next Generation, que je regarderai de manière moins assidue, mais dont je ne louperai pas le final absolument grandiose, lors d'une soirée spéciale sur Jimmy, où sera également diffusé le pilote inédit de la série originale, pilote où il n'est pas encore question du Capitaine Kirk, mais déjà de Spock et d'un premier officier au féminin (qui disparaîtra tout de suite derrière).

Et peu à peu j'ai réussi à m'intéresser à la série originale, celle-là même qui, de par mon ignorance, m'avait bloqué l'accès à cet univers. Et je peux dire aujourd'hui, alors que je viens de finir de regarder l'ensemble des 3 saisons, que c'est une grande série. Au delà de tous ses oripeaux surranés, voilà une série qui savait proposer à la fois une SF de qualité sans occulter, et souvent avec beaucoup de finesse, les problématiques de la fin des années 60 (et certaines sont toujours d'actualité...). Et en ce sens, la troisième saison s'avère être la meilleure des trois, malgré un début un peu foiré (le premier épisode qui se termine sur un grand rire de l'équipage, y compris Spock, façon mauvaise sitcom familiale) : ségrégation, hippies, phénomènes sectaires et gourous, racisme, sexisme, ingérence diplomatique... Et parfois juste de la SF, avec la suspension d'incrédulité poussé au maximum, comme ce fameux épisode où l'équipage revit le duel de Tombstone. Alors oui, les épisodes ne se suivent pas (c'était encore très très rare dans les 60's), les personnages semblent parfois figés et n'évoluent que peu les uns par rapport aux autres d'une saison à l'autre, mais ceux-ci bien écrits, bien joués (Nimoy rules !) et surtout attachants. Et les filles sont souvent jolies et court vêtues. Et si les extraterrestres frisent le délit anthropocentrisme, n'y voyez qu'une économie de moyen, et qu'une façon de mieux parler de nous.

Ce qui frappe encore aujourd'hui, c'est l'ignorance du public et d'une bonne partie de journalistes ciné-tv face à cet univers complexe et d'une rare solidité. Et où l'on ressort toujours le cliché du pyjama à la sortie du dernier volet de la saga.

Le jour où la France se targuera d'avoir pondu un tel univers, on pourra peut-être recommencer de se moquer...

A suivre si tout va bien : Moi et les séries - 6ème partie : j'ai pas encore ni le titre, ni le thème, alors d'ici là bonjour chez vous

7 mai 2009

Star Trek - Croire en son Destin


Malgré une petite réticence (doute quant aux qualités de JJ Abrams avec le médium cinéma, sous-titre français pas terrible, doutes quant au casting...), j'y suis allé avec ces a priori, et ce malgré une presse plutôt et étonnamment enthousiaste, sachant qu'en plus les derniers efforts cinématographiques de la franchise (malgré un Nemesis de bonne facture) n'ont ni emballé les foules ni la critique française (une certaine exception culturel, il faut croire, face à cet univers...).

Star Trek est un univers difficile à réécrire, à réinventer, compte-tenu de sa longévité médiatique (40 ans !), de sa chronologie précise et de son cadre plutôt rigoureux (valeurs véhiculées, relations entre les peronnages, design...). Surtout si, comme l'a choisi Abrams, on veut reprendre tout, ou presque, aux origines (grande mode hollywoodienne, soit-dit en passant, si l'on repense aux derniers Batman, au Superman de Singer, ou au récent Wolverine, et je dois en oublier d'autres).

Sans vraiment dévoiler l'intrigue, la solution est scénaristiquement la meilleure qui soit, pour cet univers et pour un public profane, clairement visé par Abrams : cette solution est l'uchronie (cliquez sur le lien pour ceux qui ne connaisse pas ce procédé), en gros de créer un univers parallèle, chose commune ces dernières années dans les comics US du genre X-Men si je ne me trompe. Et de fait, cela fonctionne, même si, jusqu'au dévoilement du pourquoi du comment, j'ai mis du temps à comprendre comment Abrams allait se dépatouiller avec toutes les incohérences face à la chronologie originale. Ainsi (et j'étais accompagné d'un novice en la matière qui le confirmerait), tout est a redécouvrir, même si le connaisseur est servi en terme de références, sans pour autant que celles-ci biaisent le plaisir du néophyte.

Visuellement, Abrams a saupoudré un univers plutot austère au départ d'une bonne dose de space opera à la Star Wars, sans pour autant dénaturé l'esprit : les batailles spatiales sont dantesques, les visuels (la sortie de l'Enterprise des brumes de Titan...) sont magnifiques, les vaisseaux ont de la gueule. Pourtant, cela ne l'empêche non plus de nous offrir de beaux personnages, Spock en tête, ainsi que l'evil guy Nero, et d'offrir des moments réellement émouvants (les 5 premières minutes, j'ai failli verser ma larme...). Les pyjamas sont là, la téléportation, la chambre de dilithium aussi, et même l'infirmière Chappell, mais au delà de ces clichés, tout ce qui fait le charme de Star Trek est là et entre particulier le fameux esprit d'équipe : Spock et Kirk peuvent être héroïques tant qu'ils le veulent, sans leur équipage ils ne sont rien. Et on ne s'ennuie pas une seconde, en vibrant lors des batailles, en prenant le temps de s'attacher aux personnages, en attendant avec impatience le dénouement et en se disant qu'à la fin, on est pas contre le fait qu'Abrams rempile pour une ou deux péloches du même acabit.

Coté casting, Zachary Quinto EST Spock, qui plus est sous le haut-patronnage de Leonard Nimoy (je n'en dis pas plus)... Eric Bana (le Hulk d'Ang Lee) campe un vrai bad guy romulien, comme la série n'avait pas eu de bad guy (exception faite des Borg, en particulier de la reine Borg de Premier Contact) de ce genre depuis peut-être Khan, et sans ainsi faire le catalogue de tous les personnages, je parlerai juste de l'impeccable et scotty-esque Simon Pegg (Shaun du plus que respectable Shaun of The Dead, et flic incorruptible et bruckheimer-esque du non mois réussi Hot Fuzz) qui cultive une étonnante similitude d'interprétation avec James Doohan, l'interpréte original de l'ingénieur en chef Montgomery Scott. A noter le retour de la désormais discrète au cinéma Winona Ryder (Amanda Grayson, la mère humaine de Spock) qui, si l'on la voit peu à l'écran, illumine toujours autant de sa présence l'écran d'une salle obscure.

Du grand spectacle, de l'humour, de l'espace, du suspens, des pyjamas, de l'action, de l'émotion et des téléportations, pour sûr j'ai vu un excellent film de science-fiction, qui démontre la force de cet univers qui tient finalement, plus que par sa chronologie, surtout parce qu'il véhicule certaines valeurs toujours d'actualité, même 40 ans plus tard, et qu'Abrams a eu la bonne idée de ne pas diluer dans du sentimatilisme forcené ou de la castagne à tout va, d'où aussi, quand le générique de fin arrive, la sensation d'avoir vu un vrai film de Star Trek.