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5 avr. 2010

Willow


Si, aux alentours de mes 8-10 ans, vous m'aviez demandé de vous citer quelques uns de mes films préférés, il y aurait eu Cocoon, Star Wars, Le Grand Bleu, Pirates, Flashdance, Buckaroo Banzaï et Willow. Et peut-être même un Van Damme ou deux. Si certains de ces films m'ont marqué profondément (devinez lesquels...), d'autre ne m'ont, malgré l'enthousiasme de l'époque, laissé aucun souvenir, ou presque. Pour Willow, il ne me restait que ce méchant et son casque en tête de mort. Sa diffusion, hier soir sur Arte, a donc été l'occasion de replonger en enfance...

Le premier constat est qu'il est impossible de revoir un film aimé enfant avec le même regard. Et c'est donc avec mon regard d'adulte, qui découvre à 20h39 que la paternité de ce film vient essentiellement de Georges Lucas, que je me suis installé devant ma télé, sans a priori spécifique.

Et force est de constater que le père George ne s'est pas foulé la quiche, car nous avons là un film qui nous fait Le Retour du Jedi meets Le Seigneur des Anneaux. Mais surtout beaucoup de Retour du Jedi, et des Star Wars en général. Certains plans, les fondus, l'histoire dans les grandes lignes, un personnages comme Madmartigan (joué par le convaincant Val Kilmer) fait immédiatement penser à Han Solo, la manière dont Willow apprend la magie est très yoda-esque, bref peu d'originalité et cette parenté à Star Wars qui en est presque dérangeante, jusque dans la musique de James Horner, dont certains thèmes (le thème d'amour entre Madmartigan et Sorsha est un exemple flagrant) sont du John Williams façon Star Wars tout craché. Même ma chère et tendre, qui n'a rien suivi au film, s'est demandé parfois si je ne regardai pas les aventures de la bande à Skywalker rien qu'à la musique.

Pourtant je ne crache pas tant que ça dans la soupe, et Ron Howard, en bon yes-man du père Georges, nous offre là un film d'heroïc fantasy grand public plutôt réussi, très familial, mais au rythme enlevé. Les scènes de bataille ont gardé un certain cachet malgré les 20 ans du film et les effets spéciaux ont très bien vieilli. Les méchants sont bien méchants, les héros attachants, les acteurs convaincants. La quête de Willow se laisse regarder sans ennui ni déplaisir, sans enthousiasme débordant non plus, typiquement le genre de divertissement que je n'hésiterai pas à montrer à mes filles dans quelques années.

Si l'on peut lui objecter tout de même deux ou trois gags pipi-caca un peu indigestes et une parenté à Star Wars bien trop voyante pour mes yeux d'adulte (et d'archi-fan de la saga), Willow garde un certain charme à mes yeux, ce qui est déjà pas mal car revoir adulte un film adoré enfant est bien souvent une horrible déception, à se demander ce que l'on pouvait bien voir avec nos yeux de 8 ans d'âge. Et un de ses quatre, je vous parlerai, à ce sujet, de Buckaroo Banzaï...

20 oct. 2007

Putain, 30 ans...

Il y a 30 ans et un jour, le 19 octobre 1977, débarquait sur les écrans américains Star Wars. Aujourd'hui plus grande et plus influente saga de science fiction de l'histoire du cinéma, ce film à l'époque faisait tout de même figure d'OVNI cinématographique, et pas grand monde n'aurait misait un kopeck sur cet obscur objet. Pourtant, la science-fiction et l'anticipation au cinéma étaient plutôt bien lotis durant cette période bénie 1965-1985 : 2001, THX 1138 (tiens, un Lucas, déjà), Blade Runner, La Planète des Singes, Soleil Vert, Outland, Mondwest... Mais là encore, Star Wars avec ses extraterrestres, ses personnages non-humains, la fameuse Force et ses combats spatiaux ont marqué la différence de ce film avec la production SF (de qualité) de cette époque.
Bien qu'on puisse désormais critiquer Georges Lucas à plein de niveau (mais pourquoi Jar Jar Binks ?), on ne peut lui enlever le fait d'avoir était un grand artisan du cinéma, du moins à l'époque (je pense pour ma part qu il l'est encore, pour preuve La Revenge des Sith) : rejetez un oeil à THX 1138 si vous êtes allergique à SW et vous comprendrez. Il a tout de même posé des jalons, et il faut le rappeler il est toujours indépendant (dans le sens qu'il n'a jamais été rattaché à aucun autre studio que le sien d'un point de vue financier), de ce qu'allait devenir le cinéma des années 80 et des décénnies suivantes, de manière à la fois positive et négative (merchandising, marketing, promo...).
Combien de cinéastes actuels ont pour référence Star Wars ? Au delà du phénomène marketing, Lucas a véritablement créé une oeuvre de cinéma, au sens le plus noble du terme.

Moi je suis tombé dedans à six ou huit ans, et si je n'ai plus mon regard d'enfant et que mon regard se porte moins vers Luke désormais que vers son père, je dois dire que cela me fait toujours le même effet, j'ai toujours les mêmes frissons, et même le sacrifice des Ewoks (je vais me faire lincher, je le sens...) dans le Retour du Jedi me fait toujours mal au coeur. Je prends volontairement cet exemple, tiré d'un des films les plus "légers" de la saga, pour illustrer la qualité intrinsèque de cette oeuvre, dont la qualité générale dépasse la qualité des films pris à part, et qui efface ou atténue en tout cas tous les défauts qu'on peut leur trouver, et que l'on peut trouver plus généralement à leur créateur.

Merci à George, Mark, Rick, Carrie, David, Harrisson, Anthony, Kenny, Natalie, Liam, Ewan, Peter, et Peter aussi, Alec, Ian, Hayden, Frank, Samuel, Christopher, Temuera, Billy, Warwick, Pernilla, Jake, Ray, et à tous les autres inconnus, plus ou moins qui ont incarné un petit bout de ce grand rêve sur pellicule. Merci aussi aux amis de mes parents de l'époque qui nous ont prêté les VHS, à Nicole de m'avoir laissé 3 après-midi ensoleillées pour regarder près de sept heures de film alors que j'aurais pu faire a priori des choses plus intéressantes et surtout à mon papa de m'avoir dit que ça me plairait et de m'avoir emmener au Grand Rex pour l'Edition Spéciale (Star Wars sur grand écran, la première fois, c'est quand même quelque chose). Et merci quand même à Lisa de m'avoir suivi pour les deux derniers.

Un dernier conseil pour ceux qui ont vu la trilogie récente, la préquelle : en VO c'est 100 fois mieux. Même la Menace Fantôme. Même Jar Jar Binks.

Le petit concours de dernière minute. Qui est Jeremy Bulloch ? A gagner, je sais pas. Mais ça ne sera pas mon affiche de 1983 du Retour du Jedi, ça jamais. Oui, oui celle-là même qui est en dessous.

14 oct. 2006

Alpha & Omega


Premier choc cinématographique...
Premier fantasme féminin...
Première addiction...

Tombé dedans à 6 ans, et malgré tous les autres (Fight Club, Apocalypse Now, quelques Kubrick, etc...), ils resteront toujours mes films préférés. Je crois bien que je ne m'en sortirai d'ailleurs jamais.