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1 mai 2010

How I Met Your Mother, saison 4



Heureux hasard ou fin de léthargie pour les scénaristes, toujours est-il qu'après la relative déception qu'était la saison 3, cette quatrième saison vient secouer allégrement nos zygomatiques anesthésiés par le rythme plan-plan de la précédente saison.

Je ferai étonnement court pour vous dire ce qui vaut, à lui seul, la vision de cette quatrième saison et a provoqué chez moi un fou rire d'une rare intensité : le CV vidéo de Barney Stinson (ép. 14, The Possimpible).

Si on peut tout de même reprocher aux scénaristes de faire trainer en longueur les amourettes de Ted, Barney et Robin par des digressions ou des épisodes "madeleine" comme la recherche du meilleur burger de NYC par Marshall (ép. 2, The Best Burger In New York), il n'empêche que l'ancrage dans une certaine forme de réalisme (ennui d'argent, de job, dépression, traumatismes infantiles pour Barney), sans non plus vouloir tirer les larmes, donne de la profondeur à nos 5 compères.

Une saison d'une très bonne qualité, avec de la constance. On attend maintenant la suite des aventures entre Barney et Robin, et surtout en savoir plus sur la fameuse Mother, car s'il on s'en fichait un peu au début, les scénaristes, à force de nous multiplier les annonces, commencent à nous rendre impatient. Et 5 à 6 saisons pour une sitcom, surtout aussi feuilletonnante, c'est déjà un joli score, alors point trop n'en faut. La suite l'année prochaine !

20 avr. 2010

How I Met Your Mother, saison 3

En arrivant à la conclusion de cette troisième saison, je me suis demandé si la lassitude pointait son nez (visionner trois saisons en moins de trois semaines aurait pu occasionner ce type de trouble). Et puis en visionnant la quatrième (pour très bientôt sur ce blog), cela est apparu comme une évidence : cette saison est la plus faible de la série à ce jour.

Sur les 20 épisodes, ceux qui retiennent l'attention se comptent, soyons vaches au regard des deux précédentes saisons, sur les doigts d'une main : la possible partie à trois de Ted (ép. 3, Third Wheel), la bande partie faire du sport (ép. 10, The Yips), la fête de la Saint-Patrick (ép. 12, No Tomorrow) et le retour de Robin Sparkles (ép. 16, Sandcastles in the Sand) avec un savoureux cameo de James Van De Beek, que nombres retiendront comme l'éternelle endive de Dawson, mais qui vaut pourtant bien mieux que ça (qui a vu Les Lois de l'Attraction ?).

Mis à part un autre excellent cameo de Britney Spears, ce qui ressort de cette troisième saison est le potentiel comique bien en deçà de ce qu'on nous avait habitué, et des personnages qui n'avancent guère. Était-ce pour nous rappeler l'ancrage de la série dans une forme de réalisme (la vie c'est pas toujours drôle, mais bon, les sitcom c'est sensé être plus drôle que la vraie vie...) ou juste par panne d'inspiration ? Cela ne vous étonnera guère si je vous dis que je penche pour la seconde option...

Reste quelques bonnes idées éparses (le "sandwich" à la fac, un excellent running gag), un Barney Stinson qui justifie parfois à lui seul la vision de la série (mais Marshall a également un très fort potentiel comique) et une série qui garde une véritable unité, un esprit général toujours plaisant. Et cela valait presque le coup d'attendre à la vision de la quatrième...


Ah oui, j'oubliais : rhââââââ lovely Alyson Hannigan...

4 avr. 2010

How I Met Your Mother, saison 2


Après une saison inaugurale réussie, et comme les seconds albums de tout artiste musical, la deuxième saison reste un cap difficile. Surtout pour une sitcom se voulant moins classique dans sa forme, tout en gardant la plupart des oripeaux de toute sitcom basique.

Et How I Met Your Mother réussit haut la main le rite de passage de la seconde saison. Maintenant son cap feuilletonnesque (trois intrigues principales y sont développées : la séparation de Lily et Marshall, la relation Ted-Robin et le mariage de Lily et Marshall), elle s'offre en plus quelques moments de bravoure, tel le lourd secret de Robin (ép. 9, Slap Bet), la pièce de théâtre de Barney (qui se conclura par une baffe monumentale, running gag issu des conséquences de l'ép. 9 précédemment cité) ou encore le passage au Juste Prix de Barney (ép. 20, Showdown). D'ailleurs, Barney s'étoffe de plus en plus et, au delà de l'aspect délirant du personnage, les scénaristes hésitent de moins en moins à en faire un personnage bien moins faux qu'il en a l'air, aux fissures émotionnelles bien moins enfouies qu'il ne l'avoue et à la fidélité amicale étonnante. Il est sûrement l'un des personnages de sitcom, voire plus généralement de séries, les mieux écrits (et comment passer à coté de la qualité de son interprète, Neil Patrick Harris ?) de ces 10 dernières années.

Tout comme dans la première saison, la fin de saison est très réussie (elle forme un arc narratif sur 4 épisodes). Le mariage de Lily et Marshall (ép. 21, Something Borrowed) nous offre une très jolie conclusion, loin des clichés boursoufflés du genre et, surtout, la saison se termine sur une séparation attendue mais très bien emmenée, et un Barney encore une fois là où on ne l'attend pas tout à fait.

Si parfois on sent poindre quelques ficelles scénaristiques du genre "réunissons-nous et souvenons-nous" (ép. 17, Arrivederci, Fiero), sans tomber dans le terrible écueil de l'épisode compil d'épisodes, How I Met Your Mother poursuit avec force qualités son parcours télévisuel et nous fait un quasi sans faute. Difficile, en tout cas, de ne pas être emballé.


Au fait, Alyson Hannigan est vraiment grrrrrrrrrrr...

3 avr. 2010

How I Met Your Mother, saison 1



Cette première saison d'How I Met Your Mother est une agréable surprise. Vous allez me dire : "He, ho, coco. T'atterris ou bien ? Tu prends le train un peu en retard !". Oui, je découvre 4 ans après tout le monde cette sitcom dont tout le monde a parlé, se faisant des gorges chaudes à facebooker les répliques de Barney (le blond à droite).

Alors pourquoi parler d'agréable surprise, alors que le terme culte s'est vite adossé à cette sitcom ? Parce que justement, le culte est désormais bien trop vite annoncé, et que de la sitcom vraiment culte, j'en ai deux ou trois dans ma besace, dont des britishes pas piquées des hannetons, et des belles américaines oubliées ou méconnues. Et je vous l'annonce direct : cette première saison d'How I Met Your Mother n'a rien de culte.

Mais Alyson Hannigan est canon.

C'est une agréable surprise (je me répète, non ?) dans le sens où, enfin, une sitcom se voulant plutôt mainstream, classique dans sa forme (rires enregistrés, double caméra, lieux de l'action reconnaissables) essaie (et réussit souvent) à trifouiller les recoins du carcan. Le nouveau millénaire ayant laisser sa patte, on y parle plutôt franco de port, on ne métaphorise pas vraiment pour parler de sexe, on picole (cette bande de copain est une vraie bande de pochtrons) et surtout on y est moins caricatural qu'à l'accoutumé. Et on y est aussi feuilletonnant, ce qui manque beaucoup en général à la sitcom et permet donc aux personnages d'avancer et d'évoluer, et de faire des flashbacks et flashforwards de vrais moteurs comiques pour la série.

Et Alyson Hannigan est canon.

Les bâches sont efficaces, les situations drôles, les personnages parfois très touchants quant il s'agit de leur parcours de vie, Barney (le yuppie winner barjo érotomane de la bande) en premier lieu que l'on découvre peu à peu faillible, à l'histoire pas si winner que ça. Et finalement, on s'en fout bien de savoir comment Ted a rencontré la mère de ses enfants, car c'est avant tout le récit d'une bande d'amis, déjà adultes mais pas toujours prêts à vieillir.

Et Alyson Hannigan est canon.

Et si elle est parfois comparé à Friends pour son aspect générationnel, elle semble, en tout cas pour sa première saison, bien plus ancré dans un certain réalisme sociologique que l'était son aîné. Alors oui, pour le culte, on repassera, mais pour le rire, on peut vraiment rester devant How I Met Your Mother. So, suit up !

En plus, Alyson Hannigan est canon.