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21 mars 2012

Retour sur... The X-Files (3ème partie : 1998-2000)


Après la Fin annoncée dans le cliffhanger du précédent season finale (The End, s5 ép.20) et la parenthèse cinématographique (1998) avec Fight the Future, quel visage, malgré le succés immense (à la télé tout du moins, bien que le film ne fut pas mal accueilli -plus d'1,5 million d'entrées en France - et fut bénéficiaire grâce à l'international), X-Files allait-elle proposer pour ce qui devait peu à peu nous emmener vers la conclusion d'une bonne partie de la série ?

Ce n'est en tout cas pas pour rien que la série s'ouvre sur The Beginning (s6 ép.01) et qu'elle effectuera, le temps d'un épisode (Drive, s6 ép.02), un long trajet de la côte est à la côte ouest. Car si en réalité la production de la série ne quitte pas la côte ouest (les tournages et la production se sont essentiellement déroulés à Vancouver pour les 5 premières saisons), elle démarre une nouvelle aventure du côté de Los Angeles. Et cela se verra clairement à l'image, et peut-être aussi dans les scénarios. L'humour et un peu de légèreté s'imposent beaucoup plus (on a, entre les épisodes 04 et 08 de la sixième saison, un quinte ravageur, drôle et plein d’auto-dérision, entre autre avec le dyptique Dreamland et l'énorme Michael McKean), moins de sombres forêts sous la pluie, plus de soleil et de lumière. Les scénaristes n'hésitent plus, non plus, à plonger dans les bonnes vieilles recettes des épisodes de Noël (le savoureux et touchant How The Ghosts Stole Christmas, s6 ép.06), du baseball (qu'ils mêlent à l'affaire Roswell dans The Unnatural, s6 ép.19), de la parodie d'émission de TV (X-Cops, s7 ép.12) ou de la mise en abyme avec le très cinématographique et ultra-référencé Hollywood A.D. (s7 ép.19), scénarisé et réalisé par Duchovny himself. On se délectera aussi d'Arcadia (s6 ép.15), jeu de massacre grinçant dans l'univers trop bien quadrillé des banlieues pavillonaires US.

Mais si la sixième saison fait ressentir un parfum de créativité (elle fait pour moi partie des trois grandes saisons d'X-Files, avec la troisième et la quatrième), la septième a tout d'un chant du cygne. Retour à des loners plus sombres, parfois aussi moins originaux (mais que demander encore au bout de 7 ans et plus de 120 épisodes ?), mais un peu d'amour aussi, car il n'y a plus vraiment de doute quant à la réalité du couple Mulder-Scully (All Things, s7 ép.17) et surtout fin d'un voyage pour Mulder, qui trouve la réponse au mystère qui l'a mu durant toutes ces années dans le plus bel épisode d'X-Files qu'est le dyptique Sein und Zeit/Closure (s7 éps.10-11, et que de larmes versées, encore aujourd'hui, par votre serviteur...). La boucle sera, d'une certaine manière, bouclée avec le season finale Requiem (s7 ép.22), se déroulant sur les lieux-même de la toute première enquête ; Requiem, qui porte si bien son nom et qui marque la fin d'X-Files version Mulder.

Pourquoi ne pas dire "qui marque la fin d'X-Files" tout court ? Je sais que certains (beaucoup ?) n'hésitent à voir dans ce Requiem la véritable fin de la série, avec le départ de Mulder. Mais ramener X-Files à la simple présence de Mulder est à mon avis un contre-sens, car X-Files démarre non pas avec Mulder, mais avec Scully. Elle est la pincée de vie, d'espoir dans la quête mortifère de Mulder, mais celle qui sera aussi, après sa disparition, son héraut. Finir la série sur Mulder ne serait donc pas raccord, ni logique. La série, à mon humble avis, ne pouvait se terminer qu'avec Scully. Et après 7 saisons d'amour inconditionnel, ce n'était pas la déception mais la curiosité, l'excitation qui m'habitait à l'orée de ce qui allait être l'ultime tour de piste de ce formidable freak show.



...à suivre et pour finir (ou pas ?) : X-Files (dernière partie 2000-2002)

4 sept. 2011

Retour sur... The X-Files (2ème partie 1995-1998)


Quand la saison 3 s'ouvrit sur ce double épisode (The Blessing Way/Paper Clip s3 éps 01-02), cloturant l'énorme cliffhanger de la deuxième saison, il fallait être aveugle, sourd et ermite pour ne pas voir et comprendre qu'X-Files venait de passer la vitesse supérieure. La conspiration devenait familiale et dépassait le simple cercle des pontes de l'administration US ; elle devenait aussi historique (rappelant ainsi que les alliés ne se sont pas gênés pour récupérer des savants de l'Axe), s'ancrant profondément dans cette alter-histoire des USA. Il suffit de voir (ou de revoir, c'est épisode inusable) Musing of a Cigarette Smoking Man (s4 ép7) pour s'en convaincre.

Car c'était surtout cela qui pointait son nez. X-Files allait nous romancer une certaine histoire de la bannière étoilée, par le prisme de la famille Mulder et du regard d'un témoin et acteur incrédule : Scully. Une uchronie, une histoire sombre, secrète, puante, mais qui avait fait et défait des vies au service d'un grand projet, dont les contours était encore, à ce moment là, plutôt flous. Et c'est ainsi qu'à travers les épisodes mythologiques (Nisei/731 s3 éps 9-10, Piper Maru/Apocrypha s3 éps 15-16), ces contours et les enjeux se dessinent (l'énorme Tungunska/Terma, s4 éps 8-9), saison après saison, jusqu'à la confirmation d'un invasion programmée (Patient X/The Red and the Black, s5 éps 13-14), avec entre chaque saison le désormais attendu cliffhanger (tous de haute volée, trois saisons confondues). Et bien évidemment, en point de mire, le film, qui clôturera ces trois saisons et mettra sur les rails les deux prochaines.

Et au milieu de tout ça ? Difficile de faire le tri, peu d'ivraie (un Teso Dos Bichos, s3 ép18, fait partie des rares épisodes dispensables de ces trois saisons) et du bon grain à tous les étages, tant ces trois saisons sont en tout point de grandes saisons, de celles qui font les séries qui marquent. Entre la folie douce et l'humour barge des scénario de Darin Morgan (mais qu'est-il devenu ?), que ce soit Clyde Bruckman's Final Repose (un de mes chouchous, fataliste et drolatique, s3 ép 4) ou l'hilarant Jose Chung's From Outer Space (s3 ép 20), le gore anticipant presque les deux premiers longs de Rob Zombie (le génial et violent Home, s4 ép2) ou l'allégeance au bis avec enfin l'épisode sur les vampires digne de la série (Bad Blood, s5 ép12) ou l'énorme War of the Coprophages (s3 ép12), la tendresse d'un magnifique Post-Modern Prometheus (en noir et blanc s'il vous plaît, s5 ép5) ou d'un Small Potatoes (s4 ép20), ou encore le poignant The Field Where I Die (sûrement dans mon top10 si j'en avais un, et je fais ma madeleine à chaque fois, s4 ép. 5), on est là dans du haut de gamme, dans du malin, du drôle, de la distance par rapport au show lui-même.

Et c'est peut-être (en fait, j'en suis sûr) cela, cette distance, qui a fait aussi la longévité et la qualité d'X-Files, avoir cette intelligence d'apporter du rire dans la nuit, dans l'horreur, dans la folie. Sans oublier que les scénaristes et Chris Carter ont apporté grand soin à tous les personnages (rien que l’ambiguïté d'un personnage comme Skinner, ou le parcours de Krycek, ou encore la difficulté d'être l'informateur de Mulder, semblable à celle d'être le batteur de Spinal Tap), y compris les secondaires, offrant même à deux d'entre eux un stand alone, saison 4 pour l'homme à la cigarette (voir premier paragraphe) et l'excellent The Lone Gunmen (s5 ép3) pour le trio infernal et barré des Lone Gunmen (Byers, Frohike et Langly) potes théoriciens du complot de Mulder, et où l'on découvre leur rencontre sous un jour (et un final) plutôt inattendu. Et c'est tout cela qui, à coup sûr, fait que les saisons trois, quatre et cinq méritent amplement qu'on les regroupe dans un commun Premier Age d'Or de la Série. Et on le verra par la suite, ce n'est pas non plus pour rien que le season finale (s5 ép.20) de la cinquième saison se nomme The End...


...à suivre : X-Files (3ème partie 1998-2000)

21 nov. 2010

Retour sur... The X-Files (1ère partie : 1993-1995)


Il y a eu un avant et un après X-Files. Non pas que cette série ait changé véritablement la face du monde, mais ils n'étaient pas si nombreux ceux à prendre vraiment au sérieux les séries TV avant celle-ci. Il faut se souvenir du phénomène que ça a été, après plusieurs années au soleil de Magnum, Mac Gyver et Miami Vice ; le fantastique, la SF, le sombre, le glauque, n'ont pas fait vraiment recette dans les années 1980, alors que les années 90 voient le retour sur petit écran de Star Trek et l'arrivée de Babylon V, qui marquent, avec X-Files le retour en force de tous ces genres à la télévision, sans oublier l'anthologie Tales from the Crypt qui sévit depuis 1989 (et ce jusqu'en 1996). Souvenons-nous aussi du merchandising, des articles y compris dans la presse plus téléramesque, des débats sur la vision du monde proposée par cette série et de quelles séries (de qualité variable) ont suivi, embrayant sur le retour en grâce des petits hommes verts, des monstres en tout genre, des psychopathes et des gouvernements secrets : Profiler, Buffy, le Caméléon, Millennium (du même Chris Carter), The Nowhere Man (oubliée aujourd'hui, ultra paranoïaque et diffusée à l'époque sur C+), Roswell, Dark Skies... Lost peut même être considéré comme une descendante directe d'X-Files, par son ambiance paranoïaque, son fantastique-réaliste et ses mystères résolus au compte-goûte.

Mais en 1993, quand arrive X-Files sur la Fox, il n'est pas question encore de tout ça. La série a le droit à sa première saison mais personne ne mise vraiment dessus et il n'est absolument pas question d'imaginer les huit saisons qui vont suivre. D'ailleurs, Chris Carter envisagea à l'époque le dernier épisode de la première saison (The Erlenmeyer Flask, s1 ép. 23), comme une conclusion de saison et de série, au cas où il n'aurait pas la chance d'obtenir une deuxième saison. Mais dès le premier épisode (le pilote devrais-je dire), tout est là : gouvernement secret, manipulation de l'information, un informateur secret (Gorge Profonde) et un mystérieux Homme à la Cigarette. Et le second épisode (Deep Throat, s1 ép. 2) enfonce le clou, dans le même genre et dans une ambiance de défiance envers l'armée suite à la première guerre d'Irak et son étrange syndrome. En élargissant très vite le champ des enquêtes non classées (à l'époque pas besoin de faire suivre absolument un épisode avec un autre), X-Files n'échappe pas au coté "monstre de la semaine", mais son ambiance crépusculaire, sa volonté de coller à l'époque (les dates des épisodes correspondent à une semaine près au jour de diffusion sur la Fox), son sérieux et son allégeance au genre avec un grand G font mouche assez rapidement. Prenons pour exemple l'épisode Ice (s1 ép. 8), véritable The Thing sur 45 minutes, ou l'éprouvant When Darkness Falls (s1 ép. 20), qui se permet en même temps un petit message écolo pas dégueu, ou encore le magnifique et touchant Beyond The Sea (s1 ép. 13). Si le reste de cette saison n'est pas toujours du même acabit, ces épisodes-ci portent déjà la marque des scénaristes et réalisateurs qui vont faire X-Files : Glen Morgan, James Wong, Chris Carter, David Nutter, Rob Bowman. Et il ne faudrait pas oublié le duo d'acteur, David Duchovny et Gillian Anderson, rapidement convaincants.

Et tout ça offre en 1994 une seconde saison à X-Files, dans la lignée de la première, et qui débute avec la fermeture du bureau des affaires non classées suite aux événements de la fin de la première saison et à nouveaux les secrets du Gouvernement autour des extraterrestres (Little Green Men, s2 ép. 1), mais surtout avec le fil conducteur de toute la démarche de Mulder : l'enlèvement de sa sœur, supposément par les extraterrestres. Et un léger changement de cap s'effectue, avec désormais la volonté de s'inscrire dans une mythologie et donc dans une continuité. A coté d'épisodes isolés (dits loners) arrivent ainsi officiellement des épisodes dits mythologiques (le fameux enlèvement de Scully du double épisode Duane Barry-Ascension, s2 ép. 5-6 et sa "conclusion" dans le très beau One Breath, s2 ép. 8) et la série va garder cette architecture de saison jusqu'à la fin. Et un second double épisode (Colony-End Game, s2 ép. 16-17) enfonce le clou avec la soudaine apparition de la sœur de Mulder...

Si les épisodes mythologiques sont de qualité, le reste de cette seconde saison devient moins anecdotique, s'étoffe lui aussi. Les épisodes brassent larges, entre possessions, parasites, expériences gouvernementales de toute sorte, démons sadiques et même des (très décevants) vampires. On retiendra tout particulièrement l'angoissant Blood (s2 ép. 3) et le décalé Humbug (s2 ép. 20), véritable hommage au Freaks de Tod Browning, plein d'humour et voyant ainsi l'arrivée dans l'équipe de scénaristes de Darin Morgan, qui marquera les saisons suivantes par ses histoires toujours empreintes d'un humour salvateur, mais jamais à coté de la plaque.

Mais ce qui marquera véritablement un tournant, tel le meurtre de JR dans Dallas (en utilisant donc la technique dite du cliffhanger, dont Dallas est l'un des rares représentants avant X-Files), c'est l'épisode final Anasazi (s2 ép. 25). Cette fois-ci, Chris Carter est en confiance, la série s'installe et commence à se vendre, elle trouve son ton, son ambiance (les fameux crépuscules, les bois, la parano ambiante...), son public. Ce season finale ne va donc pas conclure la saison, mais plutôt annoncer la suivante. Et quand cet étrange wagon rempli de cadavres et enterré au milieu du désert explose sur ordre de l'Homme à la Cigarette, avec Mulder à son bord, c'est aussi l'explosion du phénomène que va faire d'X-Files la série, avec ER (Urgences en VF), la plus emblématique des années 90.

...à suivre : X-Files (2ème partie : 1995-1998)

5 août 2008

X-Files - I Want To Believe

La critique objective

Qu'attendre de la transposition d'une série telle qu'X-Files sur le grand écran, alors que cette série ne fait encore vibrer que quelques irréductibles fans, quelques critiques avisés et quelques nostalgiques ?
L'objectivité me fait répondre rien. Surtout que le premier film, Fight The Future (plutôt une réussite, avouons le), s'inscrivait en plein la diffusion de la série, et d'un réel engouement.
Aujourd'hui, X-Files est certes restée comme une série mythique, ou en tout cas un vrai jalons dans l'univers télévisuel, mais l'engouement n'y est plus.
Nous retrouvons notre couple, plus soudé que jamais mais aussi toujours aussi opposé, dans une enquête policière somme toute classique, mais gardant les éléments surnaturels ou d'anticipation chers à Chris Carter. Et pas de doute, c'est du X-Files, dans les paysages (somptueuse photo, cette neige omniprésente et toujours ces ténèbres qui ont fait LE style X-Files), dans les répliques (quelques mulderismes savoureux), dans la musique (l'ambiance ?) omniprésente de Mark Snow, plus sobre et plus mélodique que sur la série à mon goût, dans les thématiques (vérité, foi, quêtes, l'obstination...). Nous sommes dans l'Amérique profonde des freaks et Dr. Frankenstein en tout genre, l'Amérique des vieux pick up, avec ses bleds anonymes aux facades délabrées, où l'hiver cache tout et impose sa chappe de plomb.
Du vrai X-Files, pour sûr, mais du X-Files qui a pris 6 ans, et Chris Carter a l'excellente idée de nous montrer des personnages qui ont évolué (fini la médecine médico-légale pour Scully, elle est maintenant médecin pour les vivants), qui sont usés, malgré les motivations toujours là, qui s'aiment enfin vraiment (ils vivent même sous le même toit !). Chris Carter a filmé ses personnages avec amour en délaissant peut-être l'histoire, car les seconds rôles (mise à part Amanda Peet, très convaincante, et le prêtre défroqué) ne sont vraiment que des faire-valoirs. Pourtant, il est indéniable qu'il s'est fait plaisir. On retrouve même plutôt l'ambiance des débuts de la série, ce qui rend le film encore plus classique dans son visuel, sa construction et son déroulement
Alors oui, c'est somme toute une enquête classique (qui a dit banale ?), peut-être même plus proche du téléfilm, qui va en décevoir plus d'un à coup sûr, mais je pose là une question : ce film est-il destiné à un autre public que celui des fans ?


L'avis du fan

Je ne crois pas. Si Fight The Future avait été construit de tel manière à ne pas dérouter les spectateurs ne connaissant ni l'univers ni la mythologie X-Files, il semble que Chris Carter n'ait pas pris ces pincettes pour celui-ci. D'ailleurs, que pourrait-il attendre de l'ouverture à un nouveau public ? Surement pas le retour de sa série à l'antenne, car quel intérêt ?
Les références à la série sont partout, et il va même jusqu'à inclure des références et à ses autres séries, dont la moins connue Harsh Realm par l'apparition d'un certain agent Fossa, jouée par Sarah Jane Redmond qui jouait déjà un personnage mystérieux nommé Inga Fossa dans cette série.
C'est ainsi qu'il évoque le traumatisme William (leur fils, qu'ils ont dû abandonner), d'anciennes affaires (Boggs, Clyde Bruckman...) et les clins d'oeils par biais de posters ou d'articles.
Durant des années, des fans ont fait signer des pétitions pour pousser la Fox de permettre à Carter de poursuivre son œuvre. Alors, on peut lui reprocher, ou tout d'abord se demander que si c'est un film pour les fans, pourquoi ne pas avoir poursuivi la mythologie ? Tout simplement car cela n'aurait eu aucune cohérence avec l'univers de la série, qui s'est toujours voulu en phase avec les dates de diffusion et le temps supposé du déroulement de l'action dans la série. D'ailleurs, d'un point de vue mythologique, la véritable et grande échéance est 2011, et William, leur fils, est sensé avoir un rôle à partir de cette date. Donc des retrouvailles plus classiques s'imposaient.
Cela veut-il dire qu'un franchise X-Files commence au cinéma ? Je n'en suis pas si sûr. X-Files n'a pas l'aura d'un Star Trek, même aux Etats-Unis. Alors oui, je serai content de retrouver mes agents préférés, mais je doute qu'ils reviennent. Et I Want To Believe (le titre original, rien à voir avec le titre français) ne laisse même pas un éventuel doute, la seule note d'espoir concernant une continuité cinématographique de cet univers venant du printemps, à la fin du film, pointant son nez dans la lumière et les paysages, après un hiver lourd et semblant interminable.
En tant que fan, je ne me considère pas floué par Chris Carter à la vision de ce film. J'estime même qu'il m'a respecté, et je n'en attendais pas moins de lui. J'étais juste heureux de retrouver Mulder et Scully, et un peu Skinner. C'est bien joué, bien filmé. C'est surtout un film nostalgique, un film qui veut dire merci aux gens qui aiment encore aujourd'hui cet univers et qui n'a que cet ambition. C'est donc définitivement un film pour les fans comme moi, qui ont ou vont trembler en entendant le thème, en revoyant sur grand écran pour la première fois depuis 5 ou 6 ans leurs héros, qui se sont ou vont s'émerveiller de retrouver ces paysages et ces lumières sombres typiques, enfin qui ont ou vont pleurer à la fin du film, devant ce magnifique baiser de cinéma...