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23 déc. 2009

Du nouveau dans ma discothèque

Muse - The Resistance : pour ceux qui ne supportent pas, cet album ne pourra que donner du grain à moudre aux détracteurs de Muse. Sûr que Bellamy et ses comparses font de la musique avec beaucoup de sérieux, et que ça s'écoute et que ça peut même être pris pour un brin de mégalomanie, mais il faut aussi les regarder parler de ça, les regarder travailler : ils sont loin d'être péteux. J'aime entièrement et sans réserve cet album, malgré des premières écoutes plus réservées sur Deezer. Mais un passage par le casque donne toute leur valeur aux morceaux : les voix, les cordes, les guitares, les orchestrations. Alors certains (et j'en connais !) regretterons à jamais l'époque béni du deuxième album (un putain d'album), mais je suis un bon client pour ce genre de délire symphonique.


Pete Yorn & Scarlett Johansson - Break Up : le brin de voix de la jolie Scarlett m'avait bien accroché sur le single Relator : grave, détachée, assez 60's façon Nancy Sinatra. Un peu court (9 titres) mais bien emballé, le duo fonctionne très bien, les chansons sont bien foutues et joliment troussées. Un album bien sympathique, où le disque live supplémentaire démontre que la miss passe aisément la barrière du studio, idéal pour emballer de la donzelle un soir d'hiver, ou pour maintenir, lors d'un diner aux chandelles, la flamme de l'amour dans votre couple mise à rude épreuve par les premiers frimas de l'hiver.

21 oct. 2009

Pixies, le Zenith, 15/10/2009

Intro (Un chien andalou)
Dancing The Manta Ray
Weird At My School
Bailey's Walk
Manta Ray
Debaser
Tame
Wave Of Mutilation
I Bleed
Here Comes Your Man
Dead
Monkey Gone To Heaven
Mr. Grieves
Crackity Jones
La La Love You
No. 13 Baby
There Goes My Gun
Hey
Silver
Gouge Away

Wave Of Mutilation (UK Surf)
Into The White

Bone Machine
Nimrod's Son
Caribou
Where Is My Mind ?

Je suis un homme heureux, vous savez. J'ai vu le groupe que je vénère le plus au monde, alors que je n'aurai jamais parié un kopeck sur le fait de les voir ne serait-ce qu'il y a 5 ans.

Qu'attendre d'un groupe qui n'a plus rien à prouver, à part le fait qu'ils arrivent encore à jouer ensemble ? Tout, sauf un nouvel album. Quand on voit un tel concert, on ne peut que se dire qu'il n'ont qu'à faire ça encore une vingtaine d'années, chacun faisant désormais des choses tellement différentes. Tous les quatre, la magie est là, et ça joue, et ça braille aussi bien, voire mieux qu'avant. Alors pourquoi en vouloir plus et vouloir de la nouveauté, sachant que cela n'apporterait que résurgence des conflits qui ont minés le groupe au début des 90's ?

C'était beau, c'était propre, c'était les Pixies au moins aussi bien que sur album. Je crois que si je devais avoir une religion ce serait eux et leur musique, quite à brailler dix fois par jour que i am oune chien andalusia...


13 juil. 2009

Du nouveau dans ma discothèque

Sonic Youth - The Eternal : un nouvel album de Sonic Youth, c'est comme un nouveau film de Woody Allen. Les fans, ou ne serait-ce que les amateurs, ne passent pas à coté, les autres si. Moi je passe toujours à coté du nouveau Woody Allen en revanche. Au delà de la musique qui reste d'une qualité assez remarquable, voilà un groupe éminement respectable à tous points de vue.

Placebo - Battle for the Sun : je vous montre la box set, car plus qu'un disque, cet album, dans cette version est un véritable objet de collection, le genre qui vous donne envie de continuer à acheter des cd. Pour ce qui est de la musique, sans être révolutionnaire (et c'est ce qui m'a un peu déboussollé aux premières écoutes), Placebo fait évoluer sa musique. On retrouve moins les gimmicks de guitare et l'utilisation de machines dont on avait pris l'habitude sur les deux précédents et la production s'est orienté vers un son plus gros, plus puissant. Les chansons semblent plus simples, plus évidentes, moins sombres jusque dans les arrangements : cuivres, choeurs... Tout cela apporte une bouffée d'air (et quelques morceaux de bravoures dont l'éponyme Battle for the Sun) à la musique d'un groupe qui, si elle restait plus que plaisante à mon goût, commençait à s'étouffer doucement. A savoir, cette édition contient également un CD vierge qui, après enregistrement sur le site, permettra de télécharger peu à peu le live de la tournée, et 2 DVD dont un excellent concert à Angkor, où un panorama de leur répertoire a été tout spécialement réarrangé pour l'occasion. Un vrai bonus plus que valable.

Lily Allen - It's not me, it's you : ben oui, des fois dans ma discothèque, c'est le grand écart. De l'exigence de Sonic Youth à la pop FM sucrée de Lily Allen, j'assume tout ça messieurs les jurés ! Pour sûr, cet album ne révolutionne rien. Malgré quelques textes parfois un peu naîfs ou quelques musiques faciles, Lily Allen emporte mon adhésion avec une certaine sincérité, un voix pas désagréable et un The Fear sommet de cet album qui donne le sourire. Et c'est déjà pas mal et loin d'être désagréable.

14 mars 2009

Du nouveau dans ma discothèque

Emiliana Torrini - Me and Armini : en voilà donc un bien bel album, léger et faussement naïf, un album idéal pour être de bonne humeur, ou juste ne pas se sentir maussade. La voix de cette demoiselle est pleine de surprises, de force et de finesse et la musique simple et soignée. Aucune faute de goût ni de temps mort à signaler, en bref une galette qui a toute les qualités pour être écoutée régulièrement et sur la durée.

PJ Harvey - White Chalk : après à mon goût la demie décéption de Uh Uh Her, c'est tout le contraire qui se passe pour cet album. On y retrouve les sonorités et les structures musicales qu'affectionne la miss, mais dans un esprit plus éthéré, avec l'omniprésence du piano (que je soupçonne être droit à sa sonorité), l'absence de guitare électrique et une voix plus que jamais à part. D'ailleurs, elle va franchement dans les aigüs, avec parfois l'impression d'une voix plus juvénile que jamais, étonnant pour un album qui est loin de l'être. Un grand album de la belle PJ, pour moi le meilleur qu'elle ait réalisé depuis mon chouchou Is This Desire?.

The Doors - The Soft Parade : tellement décrié par certains (dont l'inénarrable P. Manoeuvre, qui, il est clair, n'est pas un pro-Doors, et ose dire que c'est un disque d'easy-listening, pour quelqu'un qui vend les BB Brunes pour le renouveau du rock français...) alors qu'il ne mérite pas tant de haine. Pour sûr, la production de Paul Rotschild (producteur de toutes les galettes des Portes, à l'exception de l'ultime L.A. Woman) a tendance à noyer la paire mélodique Manzarek-Krieger sous une couche épaisse de cuivres et cordes, mais les bonnes chansons sont là, et l'édition du 40ème anniversaire des Doors redore le blason de cette galette mal-aimée, certes un peu à part dans l'histoire du groupe mais loin, très loin d'être la soit-disante purge habituellement présentée.

7 mars 2009

Monty Python Sings


Je peux désormais mourir, ou presque. Voici exactement le disque qui me manquait les matins, les soirées, les week-end où j'ai un petit besoin de remontant psychologique. Plutôt que de me les chanter à moitié dans ma tête, ma chaine hi-fi ou le poste de ma voiture vont désormais pouvoir me les chanter tellement mieux que mon juke-box mental. Always Look on The Bright Side of Life, Meaning of Life, Galaxy Song, pour juste citer trois de mes chansons préférées, elles y sont toutes, ou presque. Un indispensable, car si on révère à juste titre le talent des Python pour l'absurde du visuel et du dialogue, on oublie parfois la grande qualité de leurs chansons, mélodies et leurs textes, bien plus malins qu'il n'y parait.

3 janv. 2008

Pas de pitié avec les arc-en-ciels


Est-il possible d'être foncièrement honnête avec des groupes ou artistes au parcours difficilement critiquable passé le 4ème ou 5ème album ? Il faut être honnête, il semble que non. En tout cas c'est ce que je lis partout dès qu'on parle de Björk, Radiohead, Frank Black (et lui, à la limite, il a de la chance, plus personne ou presque ne s'en occupe), et je ne trouve pas d'autres exemples (si vous en avez, faites-moi signe).
Je ne m'occuperai pas de la "polémique" autour de cet album : téléchargement à prix libre, vente d'une discbox (objet magnifique il faut le dire) puis désormais vente en magasin. Rien à secouer, en tout cas à mes yeux cette polémique ne vaut rien car le problème de la vente de disque ne vient pas du téléchargement illégal mais de la merde que nous propose les maisons de disques. De plus les artistes ne sont pas tant victimes des "consommateurs" (ce qui montre déjà que la musique n'est qu'un bien de consommation et rien d'autre...) mais plutôt des maisons de disques qui s'en mettent plein les fouilles sans vraiment investir (ah si, la star ac', pop stars, des comédies musicales à la con...) et dont la part est sensiblement énorme comparée aux artistes...

Bref, parlons musique, car c'est de ça dont il s'agit. Si je fais attention à tout ce que j'ai pu lire sur In Rainbows, c'est globalement un échec, une merde, un objet pénible et ennuyeux, et surtout ça ne vaut plus Kid A ou OK Computer. C'est comme pour Björk, la seule critique qu'on leur fait finalement c'est que ça ne vaut plus leurs heures de gloire.
Alors oui, on est d'accord : OK Computer et Kid A sont des monuments que Radiohead ne dépassera sûrement jamais. Mais cela doit-il relativiser la qualité d'un album ? In Rainbows est un bon album de Radiohead, dans la continuité artistique des galettes précédentes, avec des ambiances éthérées (Faust Arp) ou nerveuses (l'imparable Bodysnatchers) selon les morceaux, grosso modo du bon Radiohead, je le répète. Radiohead reste un groupe exigeant avec lui-même, ce qui n'est pas une garantie d'un OK Computer à chaque coup. Et alors ? L'opus précédent, Hail To The Thief, a été taxé d'un album fourre-tout, alors que c'est là encore un bon album, avec quelques morceaux de bravoure (écoutez Where I End and You Begin) et surtout un retour vers une musique plus "rock", plus organique alors que les guitares avaient été lâchées lors du dyptique Kid A/Amnesiac (je trouve d'ailleurs Amnesiac bien plus fourre-tout que Hail to the Thief).
Je trouve cette exigence avec les "grands" groupes complètement folle et ridicule. Ces artistes, au bout du 6ème, 7ème ou 12ème album, gardent une ligne directrice, un regard toujours artistique sur leurs travaux et rien que pour cela ils ont mon respect, au delà du fait que j'aime leur musique ou que je l'ai aimé. Qui actuellement peut se targuer après une quinzaine d'années de carrière de garder à la fois un cap et une qualité dans la musique, à part les trois artistes que j'ai déjà nommé, et peut-être quelques autres ?



Le premier qui m'annonce Celine Dion ou Sardou, il a pas ses étrennes. Et je ne vous expliquerai pas pourquoi. Méditez seulement sur ce merveilleux axiome de Kant : la faute de goût est la première faute morale.

8 juil. 2007

Rédemption Non Garantie

Ce mois de juillet ressemble un peu par ici au mois de la confesse pas chère (Todd, ne dis rien...), de la recherche de la pureté perdue, de la course à la rédemption éternelle. Après ma punition version Zout dans Sacré Graal (si vous ne comprenez pas, regardez-le et cherchez le passage où le preux Galahad arrive dans un château plein de pucelles...) du 1er juillet, je vous offre aujourd'hui ma confession intime sans caméscope, mon déballage version Delarue top crédibilité et Julien Courbet ne sera pas là pour me sauver.

Je crois que je vire ma cuti. Je ne sais pas trop quoi faire en plus, parce que ce sont des plaisirs coupables, un peu comme un best of d'Abba ou écouter Careless Whisper de George Michael (en argüant que c'est juste pour la musicalité de la fin de la chanson, la petite descente de guitare, alors qu'en fait je trouve juste que c'est un des meilleurs slows du monde), ou quand Lisa regarde avec passion et un intérêt certain le destin éponyme d'une allemande sévèrement burnée question appareil dentaire.
Bon, j'avoue mon père. J'écoute du R&B en ce moment. Bon, je n'écoute pas encore Skyrock et je n'ai pas transféré ce blog sur Skyblog. Je n'ai pas non plus tapissé la chambre de Margot de posters de 50Cent et de K-Maro. Mais je suis en train de trouver des qualités à un style qui n'en a jamais eu beaucoup, coincé entre la branlette de cordes vocales, les grosses bagnoles, le bling-bling et les chorégraphies plus proches de la boite de strip-tease que de Maurice Béjart.
Je l'avoue donc. J'ai désormais dans iTunes 4 chansons de Justin Timberlake, 1 morceau de Timbaland et 1 de Rihanna.
Bon faut être honnête, c'est pas avec ces 3 personnes que ce style a trouvé un peu de classe, visuellement parlant, bien que Mr Timberlake a la classe en costard et que je jouerai bien à autre chose qu'à la belotte avec Rihanna. C'est toujours bling-bling, puant le fric et Rihanna danse comme dans une boite de strip-tease avec son parapluie. Oui mais...
Oui mais c'est super bien produit, musicalement ça a de la classe, les rythmiques sont impeccables et enfin, pour une fois les chanteurs et chanteuses n'essayent de faire la note la plus longue accompagnée de son florilège de variations dégoulinantes et interminables. Mention spéciale à Rihanna, qui, sur son dernier titre Umbrella, n'en fait pas une, garde une voix sobre, grave et de fait efficace. En plus, la rythmique est vraiment terrible. De fait, ce morceau ne quitte pas mon juke-box mental. Pour Justin, rien à dire, c'est propre, c'est classe, c'est terriblement dansant et merci Timbaland pour l'ensemble sonore.

Mais bon, je n'achèterai jamais leurs albums, soyons honnêtes. Ces artistes véhiculent malgré tout encore trop de clichés pour gagner le droit de trôner dans ma discothèque. Mais bon, qui sait ? Non, en fait non.
J'ai le droit de revenir en répèt' en jeudi ?

14 juin 2007

30 jours, 30 albums - Beaucoup Fish


Comme beaucoup, j'ai découvert Underworld avec la B.O. de Trainspotting avec Born Slippy. "Drive boy dog boy dirty numb angel boy in the doorway boy she was a lipstick boy..." Quel morceau... Un grand groupe électro des années 90. Un album puissant, énorme. Ca fait une paye que je ne l'ai pas écouté (un de mes top5 dans mon discman quand j'étais sur Paris) mais résonnent encore dans ma tête des morceaux comme Push Upstairs, King of Snake, Bruce Lee... Un must indémodable et gigantesque.

13 juin 2007

30 jous, 30 albums - In Utero

Parce que Nirvana est un grand groupe de rock. Parce que la production de Steve Albini va droit au but et ne s'embête pas d'arrangements FM. Parce que Dave Grohl était le meilleur batteur de rock à l'époque. Parce que Rape Me est le premier morceau que j'ai joué à la batterie dans un groupe et que je connaissais par coeur toutes les parties de batteries de chaque morceau. Parce qu'aucun groupe depuis n'a cette aura. Parce que Pennyroyal Tea, parce qu'All Apologies, parce que Scentless Apprentice et toutes les autres. Parce que c'est juste leur meilleur album.

12 juin 2007

30 jours, 30 albums - Dig Your Own Hole

Avant cet album, je ne pensais pas qu'on puisse faire de la musique aussi power avec des machines. Ces mecs-là ont fait là leur meilleure galette (bien que j'aime beaucoup les suivants) en amenant du rock, en tout cas l'esprit power du rock, sur le dancefloor, quelque chose dont ils avaient déjà eu l'intuition sur Exit Planet Dust, leur premier essai déjà fort réussi. Dans le même temps j'ai découvert Underworld, et ces deux groupes m'ont prouvé et démontré que la musique dite électronique c'était autre chose que de l'eurodance et ses nappes ou boucles de synthé ringardes, ses groupes interchangeables et ses bimbos spécialistes du playback sur des mélodies et paroles à la con "gotta move your body if you wanna come with me to the tribal dance because your body feel the rythm of the night of the proms..."

11 juin 2007

30 jours, 30 albums - Demon Days

Are we the last living souls ? Damon Albarn est surement un des rares mecs que je connaisse (avec, dans un autre style, Mike Patton) dans le monde de la musique qui a eu l'intelligence de ne pas capitaliser sur le succés (mérité) de son groupe, Blur, qui l'a rendu riche et célèbre. Non, il a voulu voir ailleurs, faire d'autres trucs, et sans que cela ressemble à du Blur réchauffé, ou à du Damon Albarn chiant et tout seul avec sa guitare (n'est-ce pas Richard Ashcroft ?). Il a fait Mali Music, il vient de faire The Good, The Bad & The Queen et il a fait ce groupe cartoon qui n'existe pas : Gorillaz. Très fourre-tout et débordant d'idées sur le premier album, il a gardé le fourmillement créatif et a mis la production géniale et homogène de Danger Mouse (Gnarls Barkley, entre autre) autour. Un album qui s'écoute sans temps mort du début à la fin, avec des fulgurances tubesques et ultragroovy (Dare !), des textes malins et engagés, un esprit rock sur fond de hip hop démantibulé et des guests aux petits oignons : Roots Manuva (quel flow), la voix envoutante de Martina Topley-Bird, le piano fou de Ike Turner, Neneh Cherry en choriste de luxe, Dennis Hopper, De La Soul... Je ne m'en lasse pas, ma platine si parce que sans aucune raison apparente elle ne veut plus le lire.

Un complément absolument fabuleux à cet album est le live sorti en DVD, qui reprend tout Demon Days, avec tous les guests présents sur l'album (!) sur scène (en audio pour Hopper et en vidéo pour MF Doom, et en live pour tous les autres), et qui donne un souffle supplémentaire et exaltant à cet album déjà quasi-parfait, avec l'intelligence de Damon Albarn de rester dans l'ombre, jamais au devant de la scène tout comme le groupe, et de laisser les guests et le travail visuel de Jamie Hewlett (créateur du visuel de Gorillaz) assurer le spectacle.

10 juin 2007

30 jours, 30 albums - Origin of Symmetry

Un gros son, une voix mégalomaniaque, un trio énorme. Un album inusable, très au-dessus de leur premier disque. Un must. Que dire de plus ?

9 juin 2007

30 jours, 30 albums - Title of Record

Ce n'est pas un grand disque, c'est ni un monument ni un tournant de l'histoire du rock, vous n'en entendrez jamais parler dans les Inrocks ou Rock & Folk.
C'est juste une bonne galette, un de ces disques appréciable même 8 ans après sa sortie (c'est quand même pas donné à tous les disques, surtout un peu bourrin). Ce disque fait partie de ceux que j'aime réécouter de temps en temps, dont j'apprécie l'efficacité, les riffs, la voix (Richard Patrick est un ex de Nine Inch Nails et le frère de Robert Patrick, mais si, le T1000 de Terminator 2), les arrangements et la puissance. C'est quand même étonnant qu'il y ait tout un ensemble de disques que j'ai acheté à la même période qui me tiennent autant à coeur, il n'y a surement pas que la musique en jeu là-dedans...

Petit post scriptum à une lectrice qui ne s'était pas fait connaitre auparavant, une lectrice du coté d'Aurillac de qui j'ai eu des nouvelles aujourd'hui et que ça m'a bien fait plaisir. Nous ne retrouverons peut-être jamais le tournevis mais il restera dans nos cervelles tant que ce charmant teuton ne sera pas venu nous taquiner, comment il s'appelle déjà, ah oui Alzheimer... Bisous Claire et à bientôt !

8 juin 2007

30 jours, 30 albums - Portishead

Y'a-t-il eu, à part Massive Attack, un autre (grand) groupe de trip-hop ? Non, tout simplement. Une voix à faire chialer les morts et un son incomparable, modelé par des influences 60's et jazzy. C'est pour moi leur meilleur album, beaucoup plus sombre et uni que leur premier opus, Dummy, déjà grandiose. Je conseille aussi leur Roseland NYC Live, dernière galette en date du groupe avant un hypothétique retour, très attendu, un live où le groupe démontre haut la main qu'il n'est pas qu'un groupe de studio et que ses prestations live amplifient et bonifient ses qualités et sa musicalité.

7 juin 2007

30 jours, 30 albums - Who's Next


Je ne remercierai jamais assez Tramber de l'avoir fait découvrir les Who, et surtout cet album. S'il n'y a qu'un album à posséder de ce groupe, c'est celui-ci, et je ne pense pas que le plus grand fan des Who que je connaisse me contredira. Cet album est un monument du rock, et quand je parlais précédement des 10 ou 15 meilleurs albums rock de tous les temps, celui-ci en fait, sans contestation aucune, parti. Des titres commes Baba O'Riley, My Wife, Going Mobile ou Won't Get Fooled Again montrent tout le talent de ce groupe et de chacun de ses membres : Pete Townsend au sommet de son songwriting, la voix puissante de Roger Daltrey, le talent et le groove de John Entwistle, Keith Moon et sa folie rythmique.

6 juin 2007

30 jours, 30 albums - Unreasonable Behaviour


Laurent Garnier est surement l'un des artistes les plus respectable de la fameuse et défunte scène française (dont il ne reste d'ailleurs plus grand monde), cette scène qui a fait bouger tout les popotins de la planète au milieu des années 90. Il a réussi à faire évoluer, à partir de cet album, sa démarche artistique de la house pure et dure vers une house plus expérimentale, plus jazzy, plus mélodique aussi. Cette démarche s'est définitivement confirmé en live, accompagné d'artistes aux percus et clarinette directement issus de la scène jazz, et sur son dernier album, The Cloud Making Machine. Unreasonable Behaviour est tout ce que j'aime dans la musique (qui ose encore dire que ce n'est que du boum-boum ?) de Laurent Garnier, et plus généralement dans l'électro : un album dansant, entêtant, planant et et animé par une profonde envie et un vrai plaisir de faire de la musique. Bien que cet album ait déjà 7 ans, les pseudo successeurs (le ridicule David Guetta en tête) de la scène française des 90's n'arriveront jamais ne serait-ce qu'à mi-hauteur de cet album.

5 juin 2007

30 jours, 30 albums - Rage Against The Machine


Un tournant dans l'histoire du rock. Ni plus, ni moins. Le rap, le rock, le metal, le funk en une dizaine de titres jamais égalés par la scène néo-metal qui leur a emboité le pas. Un putain de groupe, avec un putain de chanteur, un putain de guitariste et ses putains d'effets et ses putains de riffs, une putain de section rythmique. Des albums rock dont la puissance ne s'affaiblit pas au fil du temps ne sont pas légion depuis 50 ans, et celui-là restera. Surement un de mes dix ou quinze albums de rock favoris, et sans aucun doute un des dix ou quinze meilleurs albums de l'histoire du rock, tout style confondu.

4 juin 2007

30 jours, 30 albums - Requiem


Ca ne s'explique pas, ça s'écoute. Et après avoir frissonné, tremblé et pleuré, on pourra enfin toucher du doigt, juste avec cette pièce, le génie de W.A. Mozart, et pourquoi c'est un des plus grands.
Conseil filmo en parallèle, jetez-vous, si cela n'a jamais été fait, ou si cela fait très longtemps, sur Amadeus de Milos Forman...

3 juin 2007

30 jours, 30 albums - Agaetis Byrjun


J'ai acheté cet album sur sa pochette, ne connaissant ni le groupe, ni sa musique. Je me suis dit que la musique ne pouvait être que similaire à la pochette, étrange et jolie. Je me suis pris une claque. C'est pour moi un des plus beaux albums, musicalement parlant, que je possède.
Avant Sigur Ros, l'Islande musicale se résumait pour moi à Björk. Il y avait bien Gus Gus, un peu les Sugarcubes (mais on en revient à Björk) et le premier album d'Emiliana Torrini (si, si, elle est islandaise). Mais tout ça tournait autour de l'électro ou des voix aux accents exotiques venues d'où on se gèle les couilles environ 10 mois sur 12, sauf quand elles sont trempées dans les piscines naturelles d'eau chaude. Les couilles, pas les voix, car les couilles d'où qu'elles viennent sauf de l'espace n'ont rien d'exotiques. Enfin bref.
Sigur Ros
chante en islandais, il y a des orgues, des cordes, basse, batterie, guitare joués avec des archets ou de façon un peu moins conventionnelle, mais il y a surtout des ambiances fortes, prenantes, de l'espace, une certaine puissance rock aussi. Il y a de la beauté et de l'émotion dans leur musique, et cela ne s'est que confirmé avec leurs albums suivants, () et Takk...

2 juin 2007

30 jours, 30 albums - Baiser

A l'époque, je n'écoutais pas de chanson française. A l'époque, j'étais un loser (baby, so why etc...) cool, mais un loser. Je me prenais que des rateaux, je me trouvais pas très beau et j'espérais qu'un jour viendrai, comme dans une comédie romantique US... Puis un jour, j'ai découvert Miossec, surtout par cet album, et longtemps il fut un des rares chanteurs français à jouir d'une place dans mes colonnes à CD. A l'époque, j'avais 16, 17 ans et quand j'ai écouté ce mec, il m'a tout de suite parlé, un peu comme Goldman a parlé à une génération de nénettes dans les années 80. Miossec ne parlait que de la loose sentimentale dans cet album, de la frustration sexuelle, de l'incompréhension amoureuse, de l'échec sentimental. A ce moment je n'avais vécu qu'une demi-histoire et que tous mes amours s'étaient plantés avant même d'avoir été partagés, et cet album m'a accompagné pendant un ou deux ans.
Je n'ai pas écouté cet album depuis au moins 6 ans.